Conseil du  mois

Agir pour bébé

Agir pour bébé

QUI SOMMES-NOUS ?

Ce site Internet (https://www.agir-pour-bebe.fr/fr) a été conçu par Santé publique France, établissement public sous tutelle du Ministère de la santé, en charge de protéger efficacement la santé des populations.

 

À QUI S’ADRESSE LE SITE AGIR POUR BÉBÉ ?

Le site Agir pour bébé s’adresse aux futurs parents (la future mère et le futur père ou le/la co-parent(e)) ainsi qu’aux parents de nouveau-nés de moins de 4 mois.

Il a pour vocation à s’adresser à une cible plus large dans une prochaine version (parents d’enfants de 0 à 2 ans).

QUELLE EST LA RAISON D’ÊTRE DU SITE AGIR POUR BÉBÉ ?

L’objectif du site Agir pour bébé est d’informer les futurs parents et parents de nouveau-nés sur l’influence pendant la grossesse et la petite enfance des environnements (chimiques, physiques, sociaux, affectifs etc.) sur leur santé et celle de leur enfant.

Site de référence en promotion de la santé périnatale des « 1000 premiers jours » de vie, Agir pour bébé propose une information fiable et scientifiquement validée autour de la grossesse, tout en abordant la période pré-conceptionnelle (projet de grossesse) et les quelques mois après la naissance. Il aborde différents thèmes tels que : les substances chimiques, l’alimentation, l’activité physique, le bien-être, les émotions, l’allaitement, le développement de bébé, la préparation à la naissance, les professionnels de santé, etc.

Les informations et les conseils proposés ont pour volonté de susciter, chez les futurs et nouveaux parents, l’envie de faire du mieux possible, chacun faisant ce qu’il peut avec ce qu’il a et tel qu’il est, pour proposer au (futur) bébé un environnement favorable à son développement.

UN SITE PARTICIPATIF, COLLABORATIF

Les contenus du site ont été rédigés par les équipes de Santé publique France en lien avec leurs partenaires sur la base de sources validées scientifiquement.

Santé publique France remercie ceux qui ont contribué à la réflexion, à la rédaction et/ou à la relecture des contenus du site Agir pour bébé :

  • Le comité de pilotage composé de la Direction Générale de la Santé du Ministère de la santé et des solidarités, la Direction Générale de la Prévention des Risques du Ministère de la transition écologique et solidaire, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes du Ministère de l’économie et des finances, la Direction Générale de l’Alimentation du Ministère de l’agriculture, la Direction Générale du Travail du Ministère du travail.
  • L’Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) ;
  • L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ;
  • L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) ;
  • L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) ;
  • Le « Comité d’interface périnatalité et petite enfance » de Santé publique France composé d’une quarantaine de professionnels et de représentants d’associations d’usagers du champ de la périnatalité/petite enfance*
  • Le Collège national des sages-femmes (CNSF) ;
  • la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) et le site mon-enfant.fr ;
  • La Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM) et le site ameli.fr ;
  • Une communauté en ligne de futurs et jeunes parents.

Santé publique France remercie aussi tous ceux qui ont contribué et contribueront à faire évoluer ce site internet : les organismes institutionnels, les professionnels, les associations d’information et de prévention ou encore ceux dont les récits d’expérience et les questions posées ont inspiré les outils et les textes proposés sur le site.

 

*Société de l’information psychiatrique (SIP) ; Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE) ; Union nationale des associations familiales (UNAF) ; Société francophone origines développementales de la santé (SF-DoHaD) ; Fédération nationale des associations de l’aide familiale populaire (FNAAFP) ; Université de Montréal ; Conseil interrégional de l’Ordre des sages-femmes ; Association nationale des puéricultrices (teurs) diplômés et des étudiants (ANDPE) ; Réseau périnatal Val-de-Marne ; Initiative hôpitaux amis des bébés (IHAB) France ; Syndicat national des médecins de PMI (SNPMI) ; Collège national des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) ; Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA) ; Association des Maires de France (AMF) ; Association nationale des Psychologues pour la petite enfance (ANAPSYpe) ; Collège de la médecine générale (CMG) ; Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants (FNEJE) ; Fédération française des réseaux de santé en périnatalité (FFRSP) ; Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

La vie quotidienne avec votre enfant

La vie quotidienne avec votre enfant

Du premier sourire au premier fou rire partagé, chaque étape apporte son lot d’émerveillement et de questions qui ne doivent pas rester en suspens. Retrouvez ici tous les articles d’Ameli dédiés à la santé et aux maux du quotidien des enfants.

UN SUIVI MÉDICAL DE LA NAISSANCE À L’ADOLESCENCE

Le calendrier des 20 examens de suivi de l’enfant a évolué depuis le 1er mars 2019, afin de renforcer le suivi de la santé chez les jeunes.

Chaque enfant bénéficie gratuitement de 20 examens de suivi médical. Ces examens étaient jusque-là réalisés de la naissance à l’âge de 6 ans. Ils s’échelonnent désormais jusqu’aux 16 ans de l’adolescent.

3 nouvelles consultations sont créées après 6 ans.

L’ensemble des examens de suivi médical peut être réalisé en cabinet libéral ou en centre de santé, et jusqu’à 6 ans en centre de protection maternelle et infantile (PMI).

L’ALIMENTATION ET L’ACTIVITÉ PHYSIQUE, DE L’ENFANCE À L’ADOLESCENCE

De 0 à 3 ans, découvrez comment diversifier peu à peu l’alimentation de votre enfant, à chaque étape de son développement :

Votre enfant est un peu plus grand ? Donnez-lui les bons réflexes alimentaires, de 3 ans jusqu’à l’adolescence.

Une alimentation saine est bénéfique lorsqu’elle est accompagnée d’une activité physique suffisante.

LES PETITS MAUX SANS GRAVITÉ

Comment reconnaître et soigner les désagréments fréquents qui jalonnent la vie de votre enfant ?

La peau et les cheveux

Parmi les problèmes cutanés les plus courants, on retrouve l’érythème fessierles croûtes de lait ou dermite séborrhéiquel’impétigo, le muguet et les mycoses de la peau. Côté cheveux, le problème le plus fréquent est celui des poux.

Le système digestif

Découvrez comment réagir en cas de régurgitations dues à un reflux gastro œsophagien (RGO) du nourrisson, de constipation ou problèmes de surpoids.

Bénéficiez également de conseils utiles si votre enfant est sujet au mal des transports.

LES BONS GESTES SANTÉ

Les questions sont multiples pour les parents soucieux d’accomplir les bons gestes au quotidien et effectuer des petits soins simples.

La toilette

Découvrez comment effectuer les gestes essentiels pour la toilette de votre enfant.

Les soins

LA NUIT ET LE SOMMEIL DE VOTRE ENFANT

Au quotidien, veillez à coucher votre nourrisson en toute sécurité pour lui apporter un sommeil de qualité ?

Votre enfant a du mal à s’endormir, il se réveille la nuit, fait des cauchemars ? Découvrez comment l’accompagner en cas de troubles du sommeil ou s’il souffre d’énurésie nocturne (pipi au lit).

Vivre au quotidien avec une allergie

Vivre au quotidien avec une allergie

Être allergique peut nécessiter de modifier son mode de vie, son environnement et parfois sa profession, en fonction des allergènes responsables.

ADAPTER SON MODE DE VIE EN CAS D’ALLERGIE

Ces changements s’opèrent selon les indications de votre médecin et selon les résultats de votre bilan allergologique, lorsqu’il est effectué.

En cas d’allergie respiratoire

Parallèlement au traitement médical, certaines mesures préventives des allergies respiratoires ou oculaires sont à appliquer dans votre vie de tous les jours.
Afin de diminuer au maximum la présence des allergènes en cause, dans votre maison et à l’extérieur, voici quelques conseils pratiques :

  • baissez la température (moins de 20 °C) et l’humidité ambiante (moins de 70 à 80 % de taux hygrométrique) de votre intérieur pour éviter le développement des acariens et éviter la formation de moisissures ;
  • choisissez vos accessoires de literie en matière synthétique, sans plumes ni laine ;
  • utilisez des housses anti-acariens et lavez souvent la literie ;
  • aspirez régulièrement le sol et le matelas. Munissez-vous, éventuellement, d’un aspirateur équipé d’un filtre HEPA (High Efficiency Particulate Air), qui retient les plus petits allergènes (acariens, pollens, moisissures, etc.) ;
  • investissez dans un appareil purificateur d’air ;
  • évitez les moquettes au profit d’un revêtement dur lavable (sol plastique, carrelage) ;
  • si vous avez des enfants, limitez les peluches ;
  • si vous avez des animaux, lavez-les avec un gant humide et interdisez-leur l’accès à votre chambre ;
  • évitez les infiltrations d’eau, la chaleur et l’humidité ambiante pour empêcher la formation de moisissures ;
  • si les cafards sont difficiles à éradiquer, vous pouvez utiliser des « pièges » à cafard ou faire appel à des sociétés spécialisées ;
  • en cas d’allergie aux pollens, suivez leur évolution par le biais du site du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), portez des lunettes et lavez-vous les cheveux tous les jours ;
  • faites appel à un conseiller en environnement intérieur (CEI), formé spécifiquement à la gestion de l’habitat pour les allergiques.

Pour éviter d’accentuer l’action des allergènes en cause, diminuez les facteurs de pollution intérieure et extérieure :

  • aérez vos pièces tous les jours et par tous les temps ;
  • supprimez le tabagisme actif et passif ;
  • évitez d’utiliser des produits ménagers irritants pour les voies respiratoires, de pulvériser des parfums de synthèse dans votre intérieur, etc. ;
  • à pied ou en vélo, empruntez, de préférence, les axes routiers les moins fréquentés.

En cas d’allergie alimentaire

En cas d’allergie alimentaire et de risque de récidive, appliquez les mesures préventives suivantes :

  • suivez le régime alimentaire et le traitement préconisés après le bilan de l’allergologue ;
  • pensez à noter quels aliments ou substances semblent déclencher de nouveau les symptômes, le cas échéant ;
  • étudiez attentivement l’étiquetage des produits industriels. La présence d’ingrédients ou additifs scientifiquement identifiés comme allergènes y est obligatoirement précisée. Sachez toutefois que les indications de l’étiquette ne sont pas forcément exhaustives. En effet :
    • certaines substances allergisantes peuvent être présentes en très petites quantités sans que cela soit signalé dans la liste des ingrédients,
    • cette dernière se limite aux substances à déclaration obligatoire et peut être formulée de manière imprécise.
  • pour les denrées alimentaires non préemballées, tous les métiers de bouche (restaurateurs, charcutiers, boulangers…) ont l’obligation d’indiquer à proximité immédiate des produits alimentaires (non préemballés) qu’ils vendent, la présence des 14 allergènes à déclaration obligatoire (réglementation en vigueur depuis juillet 2015).
A noter

Sur votre Dossier Médical Partagé (DMP) vous pouvez ajouter en quelques clics des informations utiles à votre prise en charge (groupe sanguin, allergies par exemple) et partagez votre historique de soins avec les professionnels de santé de votre choix.

SAVOIR UTILISER UNE TROUSSE D’URGENCE EN CAS DE CHOC ANAPHYLACTIQUE

Si vous avez déjà présenté des réactions allergiques sévères, votre médecin traitant vous a prescrit une trousse contenant un stylo d’adrénaline auto-injectable. Apprenez à vous servir du stylo injecteur et gardez toujours la trousse avec vous.

LA VIE EN COLLECTIVITÉ DU NOURRISSON ET DE L’ENFANT ALLERGIQUE

Même s’il présente une allergie, votre enfant peut être accueilli en crèche, en halte-garderie ou à l’école.

Dans la plupart des cas, il est indispensable d’établir avec la structure en question un projet d’accueil personnalisé (PAI). Il s’agit d’un document écrit qui permet à l’enfant de bénéficier de son traitement, d’un éventuel régime alimentaire et qui précise les adaptations apportées à la vie de l’enfant pendant son temps de présence dans l’établissement.

Ce document est élaboré à la demande de la famille, lors d’une réunion de concertation réunissant :

  • les parents ;
  • le directeur de la collectivité ;
  • le médecin scolaire ou celui de la structure d’accueil.

Le PAI est rédigé à partir des données transmises par le médecin qui soigne l’enfant, en collaboration avec l’équipe éducative. Il ne dégage pas les parents de leurs responsabilités.

ALLERGIE EN LIEN AVEC UNE EXPOSITION PROFESSIONNELLE

En cas d’allergies d’origine professionnelle, votre médecin du travail et votre employeur étudieront avec vous le moyen de les prévenir.

Si l’allergie en lien avec l’exposition professionnelle n’est pas gérable sur le lieu de travail, un changement d’orientation professionnelle est nécessaire. Parlez-en à votre médecin du travail. Il vous conseillera.

Prise en charge des allergies professionnelles

Certaines allergies professionnelles peuvent être prises en charge dans le cadre des maladies professionnelles.

Parlez-en à votre médecin du travail ou à votre médecin traitant.

Vacances, conseils pour en profiter : partir en Europe

Vacances, conseils pour en profiter : partir en Europe

Pour être bien couvert et avoir accès à tous ses médicaments, la CEAM (carte européenne d’assurance maladie) et l’ordonnance en  (dénomination commune internationale) se révèlent précieuses en cas de séjour dans un pays d’Europe.

Les soins médicaux en Europe pris en charge grâce à la CEAM

Lors d’un séjour dans un pays européen (1), la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) permet de bénéficier d’une prise en charge des soins médicaux nécessaires.

Cette prise en charge se fait selon la législation et les formalités en vigueur dans le pays de séjour. Dans certains cas, l’avance des frais médicaux n’a pas à être faite. Dans d’autres, il faut payer ces frais et se faire rembourser sur place par l’organisme de sécurité sociale du lieu de séjour.

Si l’on a réglé les frais médicaux sans demander le remboursement sur place, ou si l’on n’avait pas sa CEAM, ou si l’on a fait appel à la médecine privée et non à une structure affiliée au système de santé public, un remboursement par l’Assurance Maladie française est alors éventuellement possible, une fois de retour en France. Les factures payées et les justificatifs de paiement doivent être envoyés à sa caisse primaire d’assurance maladie(CPAM) avec le formulaire S 3125 « Soins reçus à l’étranger ».

Le remboursement se fait sur la base des tarifs en vigueur dans l’État de séjour ou sur la base des tarifs français, selon les cas, et dans la limite des dépenses engagées.

La carte européenne d’assurance maladie est individuelle : chaque membre de la famille doit avoir la sienne, y compris les enfants de moins de 16 ans. Valable 2 ans, elle existe aussi en version numérique. Elle s’affiche directement dans l’application ameli pour smartphone et tablette, ce qui est pratique et sécurisant en cas d’oubli.

Il existe plusieurs moyens de commander une carte européenne d’assurance maladie :

  • depuis son compte ameli ;
  • sur l’application ameli pour smartphones et tablettes, disponible sur l’App Store et Google Play ;
  • sur une borne multiservices disponible dans l’un des points d’accueil de l’Assurance Maladie ;
  • par téléphone, au 36 46 (2).

Afin de recevoir sa carte à temps, il est nécessaire d’en faire la demande au moins 15 jours avant de partir. Si le départ est plus proche, on peut obtenir un certificat provisoire de remplacement, valable 3 mois via le compte ameli ou auprès de sa caisse primaire. Ce certificat provisoire est utilisable dans les mêmes conditions que la CEAM.

Une ordonnance en DCI pour se procurer ses médicaments partout dans le monde

Pour retrouver facilement ses médicaments à l’étranger et éviter toute interruption de son traitement médical, il est conseillé de se munir d’une ordonnance en dénomination commune internationale ().

La  permet d’identifier la substance pharmaceutique par un nom bien précis. Prononçable dans toutes les langues, elle est compréhensible par tous les professionnels de santé du monde. En présentant une ordonnance en  à l’étranger, le traitement correspondant à la prescription en France sera automatiquement identifié.

Une vidéo de l’Assurance Maladie permet de mieux comprendre l’intérêt d’une prescription en  lorsqu’on voyage à l’étranger : l’histoire de Sylvie et du nom des médicaments.

 

Les autres bons réflexes en cas de voyage en Europe

(1) Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne (y compris les îles Baléares et Canaries), Estonie, France (métropole, Guadeloupe, Martinique, Guyane française, la Réunion), Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal (y compris les archipels de Madère et des Açores), République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni (Angleterre, Écosse, Pays de Galles, Irlande du Nord, Gibraltar), Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse.
(2) Du lundi au vendredi, de 8h30 à 17h30 (0,06 €/min + prix de l’appel).

 

Vacances, conseils pour en profiter : hors d’Europe

Vacances, conseils pour en profiter : hors d’Europe

Une infection urinaire en Australie ? Près de 8 000 €. La jambe cassée aux États-Unis ? 33 500 €. Sur ces montants facturés par les hôpitaux, les remboursements de l’Assurance Maladie française ne seront que de 800 et 2 000 € environ. Il vaut mieux le savoir avant de quitter la France car, à l’étranger, la prise en charge des frais de santé peut être très différente de celle de l’assurance maladie française.

À noter

Attention, les collectivités d’outre-mer françaises (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis et Futuna, Saint-Pierre et Miquelon) disposent de leur propre système d’assurance maladie et la carte Vitale n’y est pas acceptée. Les voyageurs sont invités à se renseigner sur les documents à emporter dans leurs valises pour des vacances en toute sérénité.

En cas de départ en dehors de l’Europe, les soins dits inopinés (accident, maladie qui survient lors du séjour…) pourront faire l’objet d’un remboursement forfaitaire, mais seulement une fois de retour en France. Cela signifie que l’assuré du système français devra faire l’avance des frais auprès de la structure de soins fréquentée (hospitalisation, chirurgie, rapatriement sanitaire…). Il faut surtout conserver l’ensemble des factures et justificatifs. Après son retour, il lui faudra déclarer à sa caisse primaire d’assurance maladie les soins reçus à l’étranger et transmettre les justificatifs de soins et de dépenses.

Exemples de coûts et montants remboursés par l’Assurance Maladie en cas de soins inopinés à l’étranger
Pays Pathologie Montant facturé (en €) Montant remboursé par l’Assurance Maladie( en €)
États-Unis Intervention pour fracture de la jambe 33 579 2 165,27
États-Unis Appendicectomie non compliquée 38 039 1 407,48
Australie Infection urinaire 7 708 832,17
Maroc Accident vasculaire cérébral 10 459 3 184,45
Thaïlande Gastroentérite 19 091 1 066,90

Pour ne pas prendre le risque de devoir payer de tels montants pour les imprévus des vacances, il est conseillé de :

  • souscrire une assistance voyage ou une assurance avant le départ (1),
  • vérifier dans le détail son contrat pour savoir ce qui est couvert et ce qui restera à sa charge.

En cas d’accident ou d’hospitalisation, il faut penser à prévenir dans les 48 heures son assurance de son besoin de prise en charge.

(1) Si les cartes bancaires donnent généralement droit à une assistance, les plafonds de soins de santé remboursés varient selon le type de carte.

 

Vacances, conseils pour en profiter : une trousse à pharmacie adaptée à ses besoins

Vacances, conseils pour en profiter : une trousse à pharmacie adaptée à ses besoins

Comment rester vigilant en prenant soin de sa santé et de celle de ses proches, quand la période des vacances invite au relâchement ? Un bon réflexe consiste à prévoir une trousse à pharmacie vraiment utile. Outre les traditionnels pansements, médicaments contre la douleur ou le mal des transports, ou encore la diarrhée du voyageur, il s’agit surtout :

  • de garder l’accès à ses médicaments quotidiens (notamment en cas d’asthme de l’enfant) ;
  • et de se préparer à d’éventuels risques locaux, au premier rang desquels les maladies pour lesquelles il n’y a pas de vaccin (dengue, chikungunya, zika…).

Afin de partir serein, le principe est d’anticiper ses besoins, en fonction :

Asthme, diabète, hypertension et autres maladies traitées au quotidien : s’équiper pour maintenir son traitement

La perte des repères quotidiens (une nouvelle chambre d’hôtel, un rythme de vie modifié, des conditions sanitaires inhabituelles…) peut entraîner des oublis dans le respect de son traitement.

Or, les maladies chroniques nécessitent une grande régularité dans la prise du traitement.

Il convient donc avant tout de prendre ses précautions avant le départ :

  • en prévoyant suffisamment de médicaments pour la durée du séjour (décalage horaire inclus), voire un peu plus (dans l’hypothèse d’un retour retardé) ;
  • en gardant sur soi les documents médicaux utiles (ordonnance de votre médecin en dénomination commune internationale et adaptée à la durée du séjour, attestation médicale relative aux stylos injecteurs, seringues et aiguilles – traduite en anglais si besoin) ;
  • en anticipant les conditions de transport des médicaments et du matériel. Dans les pays très chauds ou au contraire très froids, un contenant isotherme pourra être indispensable selon la nature du médicament, notamment lors de déplacements en voiture.

Lors des voyages en avion, les médicaments sont transportés en cabine dans les bagages à main. Les médicaments qui supportent les variations de température peuvent quant à eux être placés dans les bagages en soute. Attention toutefois à en garder suffisamment avec soi en cabine, pour parer à une éventuelle perte de bagages !

La trousse contiendra par ailleurs des médicaments contre les allergies connues.

Se prémunir des piqûres et morsures de nuisibles

Avec les balades en nature, le risque d’être exposé aux insectes et nuisibles augmente au cours des vacances. Parmi eux, les moustiques requièrent une vigilance particulière. Ils peuvent en effet être porteurs de maladies non prévenues par des vaccins : chikungunya, dengue, maladie à virus Zika, fièvre du Nil occidental, paludisme, filariose lymphatique.

Dans les zones où les moustiques sont présents, la trousse de base contiendra donc :

  • un répulsif cutané (en cas d’application de crème solaire, attendre 20 minutes avant de le mettre) ;
  • un insecticide (perméthrine ou association deltaméthrine + transtétraméthrine) sur les toiles de tentes, les tissus et vêtements par application au moyen d’un spray ou par trempage.

D’autres animaux associés à certains milieux naturels peuvent également être une source de risques. En forêt, les tiques infectées peuvent transmettre par leur morsure plusieurs agents pathogènes (virus et bactéries) pour lesquelles il n’existe aucun traitement préventif. C’est le cas de la maladie de Lyme – ou borréliose. Il s’agit avant tout de se vêtir de la manière la plus couvrante possible. De plus, la trousse à pharmacie contiendra ;

  • un tire-tique (vendu en pharmacie) indispensable pour retirer au plus vite les tiques attachées à la peau. Pour les tiques nymphes, l’utilisation de tire-tiques de petite taille est recommandée ;
  • éventuellement des répulsifs contenant du DEET, à appliquer sur les parties découvertes de la peau et des répulsifs contenant de la perméthrine, à appliquer sur la face externe des vêtements.

À noter : ces deux types de répulsifs sont contre-indiqués chez la femme enceinte et le petit enfant.

Enfin, si les morsures de serpent sont plus rares, il peut s’avérer utile de s’équiper d’un stylo d’adrénaline injectable en cas d’allergie au venin.

À noter que le kit anti-venin est inutile car inefficace ; il retarde souvent la prise en charge.

Plus courantes, les plaies entraînées par les morsures de chiens et chats, par les piqûres de guêpes, abeilles frelons et bourdons et, dans une moindre mesure, par les rongeurs et les méduses, peuvent également être anticipées. Quelques produits de première urgence doivent permettre une prise en charge rapide en cas de morsure ou de griffure :

  • une solution antiseptique à usage local (chlorhexidine, de préférence en spray ou en lingettes car les flacons pouvant s’ouvrir pendant le trajet), à appliquer rapidement ;
  • un pansement stérile, pour recouvrir la plaie ;
  • un antalgique de type paracétamol en cas de douleur.

Lire aussi : Comment préparer sa trousse de médicaments pour partir en voyage ?

 

Canicule et fortes chaleurs : comprendre les risques

Canicule et fortes chaleurs : comprendre les risques

canicule epad

La santé de chacun peut être en danger quand ces 3 conditions sont réunies :

  • il fait très chaud ;
  • la nuit, la température ne descend pas, ou très peu ;
  • cela dure plusieurs jours.

Quels sont les risques liés aux fortes chaleurs ?

Selon l’âge, le corps ne réagit pas de la même façon aux fortes chaleurs.

  • Lorsque l’on est âgé, le corps transpire peu et il a donc du mal à se maintenir à 37°C. C’est pourquoi la température du corps peut alors augmenter : on risque le coup de chaleur (hyperthermie – température supérieure à 40° avec altération de la conscience).
  • En ce qui concerne l’enfant et l’adulte, le corps transpire beaucoup pour se maintenir à la bonne température. Mais, en conséquence, on perd de l’eau et on risque la déshydratation.

Quelles sont les personnes à risque ?

  • les personnes âgées de plus de 65 ans ;
  • les nourrissons et les enfants, notamment les enfants de moins de 4 ans ;
  • les femmes enceintes ;
  • les travailleurs manuels, travaillant notamment à l’extérieur et les personnes pratiquant une activité sportive en plein air.

D’autres personnes sont également susceptibles d’être plus à risque en période de canicule :

  • les personnes confinées au lit ou au fauteuil ;
  • les personnes souffrant de troubles mentaux (démences), de troubles du
    • comportement, de difficultés de compréhension et d’orientation ou de pertes d’autonomie pour les actes de la vie quotidienne ;
    • les personnes ayant une méconnaissance du danger ;
    • les personnes sous traitement médicamenteux au long cours ou prenant certains médicaments pouvant interférer avec l’adaptation de l’organisme à la chaleur ;
    • les personnes souffrant de maladies chroniques ou de pathologies aiguës au moment de la vague de chaleur ;
    • les personnes en situation de grande précarité, les personnes non conscientes du danger.

    Ressources utiles

    Consulter la carte de vigilance de Météo France (mise à jour à 06h00 et à 16h00) et les conseils de Météo France selon les niveaux de vigilance

    Canicule info service

    Plateforme téléphonique « canicule info service » 0 800 06 66 66 (appel gratuit) de 9h00 à 19h00

 

 

 

 

 

 

Canicule et fortes chaleurs : agir pour prévenir les risques

Canicule et fortes chaleurs : agir pour prévenir les risques

Se protéger avant

      • Les personnes âgées, isolées ou handicapées peuvent se faire connaître auprès des services municipaux pour figurer sur le registre communal afin que des équipes d’aide et de secours puissent leur venir en aide en cas de vague de fortes chaleurs.
      • S’organiser avec les membres de sa famille, ses voisins pour rester en contact tous les jours avec les personnes âgées, isolées ou fragiles. Ce geste d’aide mutuelle peut s’avérer décisif.
      • Ne pas hésiter à demander conseil à son médecin, tout particulièrement en cas de problème de santé ou de traitement médicamenteux régulier (adaptation de doses par exemple).

Des documents d’information concernant le bon usage et la conservation des produits de santé sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM :

http://ansm.sante.fr/Dossiers/Conditions-climatiques-extremes-et-produits-de-sante/Canicule-et-produits-de-sante

Se protéger pendant

Pour tous et tout particulièrement la femme enceinte, le bébé ou la personne âgée ou en situation de handicap :

Pendant une vague de canicule ou de forte chaleur, il est nécessaire de :

  • boire régulièrement de l’eau ;
  • mouiller son corps et se ventiler ;
  • manger en quantité suffisante ;
  • éviter les efforts physiques ;
  • ne pas boire d’alcool ;
  • maintenir son habitation au frais en fermant les volets le jour ;
  • passer du temps dans un endroit frais (cinéma, bibliothèque, supermarché …) ;
  • donner et prendre des nouvelles de ses proches.

En tant qu’employeur :

Afin de limiter les accidents du travail liés aux conditions climatiques, quelques mesures simples s’imposent aux employeurs. C’est en ce sens qu’a été publié le décret n°2008-1382 du 19 décembre 2008 relatif à la protection des travailleurs exposés à des conditions climatiques particulières.
Désormais, tout employeur doit :

  • intégrer au « document unique » les risques liés aux ambiances thermiques ;
  • et, dans le secteur du BTP, mettre à la disposition des travailleurs un local de repos adapté aux conditions climatiques ou aménager le chantier de manière à permettre l’organisation de pauses dans des conditions de sécurité équivalentes.

Se protéger après

Pour les personnes âgées :

Si l’on ressent le moindre inconfort, ne pas hésiter à demander de l’aide à ses voisins et, si nécessaire, à contacter son médecin traitant ou le centre 15 (SAMU) en cas d’urgence.

Ressources utiles

Consulter la carte de vigilance de Météo France (mise à jour à 06h00 et à 16h00) et les conseils de Météo France selon les niveaux de vigilance

Canicule info service

Plateforme téléphonique « canicule info service » 0 800 06 66 66 (appel gratuit) de 9h00 à 19h00

Episode de forte chaleur : des gestes simples à adopter

Episode de forte chaleur : des gestes simples à adopter

Les prévisions météorologiques annoncent un épisode de chaleur pour les prochains jours dans plusieurs régions de France. Santé publique France rappelle les conseils simples à adopter, qui doivent s’appliquer à tous, y compris aux personnes en bonne santé, pour lutter au mieux contre les conséquences de la chaleur.

Pour une information en temps réel de la situation météorologique, vous pouvez consulter la carte de vigilance de Météo-France qui est mise à jour a minima deux fois par jour à 6h et 16h : http://vigilance.meteofrance.com.

Il est important de se protéger, même quand la chaleur est de courte durée. Les conseils de prévention s’appliquent particulièrement aux personnes fragiles (personnes âgées de plus de 65 ans, personnes handicapées ou malades, personnes dépendantes, femmes enceintes, jeunes enfants, personnes sans abri…) et aux travailleurs exposés à la chaleur, plus à risque de présenter des complications. Ces premières chaleurs arrivent tôt, alors que les enfants sont encore à l’école. Il est important de les protéger pendant le temps scolaire en les incitant à boire et à se rafraîchir en se mouillant la peau. Il faut également les inciter à se mettre à l’ombre et à éviter les activités physiques.

Précautions à prendre

  • Buvez régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif ;
  • Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps (au moins le visage et les avants bras) plusieurs fois par jour ;
  • Mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d’alcool ;
  • Evitez de sortir aux heures les plus chaudes et passez plusieurs heures par jour dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée…) ;
  • Evitez les efforts physiques ;
  • Maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais) ;
  • Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l’aide ;
  • Consultez régulièrement le site de Météo-France pour vous informer.

En voiture et lors de longs trajets

  • Pensez à emporter de l’eau et un brumisateur pendant les trajets en voiture ;
  • Arrêtez-vous régulièrement pour vous reposer et vous rafraîchir ;
  • Sur certaines aires d’autoroute des fontaines à eau ou des zones de brumisation sont mis à votre disposition ;
  • Si possible, décalez votre trajet aux heures les moins chaudes ;
  • Ne jamais laisser une personne seule dans une voiture, surtout un enfant car la température dans l’habitacle peut augmenter très vite.
Surpoids et régimes

Surpoids et régimes

En France, près de 30 % des adultes sont en surpoids, 12 % souffrent d’obésité. En cause surtout : la « malbouffe », l’inactivité et l’hérédité.

Les causes de l’obésité

Elles sont multiples. Évidemment, il y a un rapport direct entre le poids, l’alimentation et l’activité physique. Nous avons un comportement alimentaire qui favorise l’apparition de l’obésité : nourriture trop riche (trop grasse, trop sucrée), repas irréguliers (grignotage, absence de petit déjeuner, plateau TV).
À cela, s’ajoute le manque d’exercice et la sédentarité. L’hérédité est également un facteur important. Si les parents sont enrobés, les enfants ont plus de risques d’être corpulents.
La mode est à la minceur et au ventre plat. Les personnes en surpoids ou obèses sont souvent dépréciées et vivre avec cette pression sociale peut causer des problèmes psychologiques (isolement, dépression, pauvreté relationnelle…).
En dehors de cet aspect esthétique, l’obésité peut entraîner des problèmes de santé.
Lorsque l’IMC dépasse 30, le risque de survenue de maladies augmente :
  • diabète,
  • hypertension artérielle,
  • problèmes articulaires,
  • affections cardiaques…
  • et même certains cancers.
Heureusement, la plupart des ces maladies disparaissent, ou s’atténuent fortement, avec la perte des kilos en trop.

Calcul de l’indice de masse corporel

IMC = poids en kg / taille x taille en m, par exemple une personne mesurant 1m80 et pesant 75 kg à un IMC de 75 / (1,80 x 1,80) = 23.

IMC

Les régimes

Certainement les plus connus et les plus médiatiques, on ne peut les recenser tant il en existe…
Chaque printemps voit apparaître son lot de nouveaux régimes issus des quatre coins du monde. L’objectif de chacun est le même : perdre du poids et rester mince pour toujours…
Dans la grande majorité des cas, ces « régimes » ne sont pas conseillés par les nutritionnistes. Car le régime est généralement suivi pendant un temps assez bref… puis ensuite, progressivement la personne retrouve ses anciennes habitudes alimentaires. Par ailleurs l’organisme, étant en restriction calorique, va se mettre à « économiser » ses dépenses caloriques.
En fait, en cas de surpoids, d’un point de vue diététique, on recommande avant tout de changer certaines habitudes alimentaires et de s’y tenir, en évitant de se lancer dans des régimes draconiens.
L’objectif doit être raisonnable, mais atteint ! Déjà perdre 10 % de son poids initial est considéré comme un bon résultat par les nutritionnistes, et surtout cela va permettre de diminuer les risques sur la santé liés au surpoids.
Certains problèmes santé et en particulier du métabolisme, peuvent être améliorés, voire résolus, par des conseils diététiques spécifiques. Parfois, ces troubles nécessitent à la fois un régime alimentaire et un traitement médical.
Alimentation variée et équilibrée, exercices physiques sont à la base d’une bonne hygiène de vie.
Demandez conseil auprès de votre pharmacien pour comprendre, définir vos objectifs et trouver les solutions adaptées.

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