Conseil du  mois

Voyage et grossesse, les bons gestes qui peuvent sauver les vacances

Voyage et grossesse, les bons gestes qui peuvent sauver les vacances

Grossesse et vacances agréables ne sont pas incompatibles, mais mieux vaut prendre quelques précautions. Guide pratique.

Sauf avis contraire du corps médical, la grossesse n’empêche pas d’aller crapahuter sur la dune du Pilat ou de faire l’étoile de mer dans les Cyclades. Ceci étant dit, il convient tout de même de prendre quelques précautions pour savourer des vacances dignes de ce nom.

Un check-up avant le départ

Pour bien démarrer ses congés estivaux, «l’idéal est de faire un examen obstétrical avant le voyage, afin de s’assurer de sa tension, de vérifier l’état du col et le cœur du bébé», rappelle Marie Le Bartz, sage-femme acupunctrice. La formalité permettra d’être à l’aise dans ses tongs une fois arrivée sur le lieu de villégiature

Le mode de transport

Quelque soit le moyen de transport, la sage-femme l’assure, aucune durée de voyage n’est à proscrire lorsque l’on est enceinte. L’enjeu est alors d’optimiser son confort et d’adopter quelques réflexes.

L’avion : inutile de rappeler qu’au moment de l’achat des billets, il est fortement conseillé de prendre en compte le terme de sa grossesse et de vérifier ensuite le stade de grossesse maximum auquel ladite compagnie accepte les femmes enceintes. «Tout dépend de la compagnie mais généralement, on ne peut plus prendre l’avion après 32-34 semaines de grossesse, soit après le septième mois», indique la professionnelle.

Mais le terme de grossesse importe moins que les risques de maladie tromboembolique veineuse et de phlébite. «Les veines ont tendance à se dilater en raison des hormones libérées pendant la grossesse. En plein vol, la pression atmosphérique et le manque de mobilité accentue le phénomène», indique la sage-femme. D’où l’importance de porter des bas de contention et de les enfiler dès le matin, au réveil. Parfois, la grossesse est stipulée sur la carte d’embarquement. Si ce n’est pas le cas ou si la grossesse n’est pas très visible, la professionnelle conseille d’informer les hôtesses de l’air de son état en arrivant. En vol, on pense également à se lever toutes les deux heures et à s’hydrater, de l’intérieur comme de l’extérieur.

Le train et la voiture : ces deux moyens de transports ne nécessitent aucune précaution particulière. En train, on se lève et on marche régulièrement. «En voiture, on s’assure que la conduite soit douce et on peut aussi incliner le siège pour plus de confort et éviter que la position n’appuie trop sur le col», conseille Marie Le Bartz.

Le bâteau : une fois encore, aucune précaution n’est à prendre ici. Mieux vaut peut-être attendre que les nausées de début de grossesse soient passées pour emprunter ce moyen de transport. Au risque de passer un trajet très éprouvant.

La destination

À l’étranger : les zones endémiques où sévit le virus Zika sont contre-indiquées. «Celles du paludisme ne le sont pas strictement mais il faut adopter des mesures de protection sur place – produits répulsifs anti-moustiques, dormir sous une moustiquaire, éviter de sortir après le coucher du soleil…», indique la professionnelle.
Il est primordial de toujours informer son médecin de la destination du voyage et de consulter le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de veille sanitaire.

Sur place

Pour bien faire, on conserve son dossier médical sur soi. À l’intérieur ? «Ses prises de sang et autres examens, mais aussi les coordonnées de sa maternité, pour faciliter le fax de documents si besoin», avertit Marie Le Bartz.

En termes d’alimentation, il est indispensable de respecter quelques règles hygiéno-diététiques pour prévenir le risque hépatique. On évite ainsi toute nourriture crue, et on ne boit pas l’eau du robinet. «On préfèrera aussi toujours les boissons en bouteille, ou l’on demandera à ce que l’on nous les serve sans glaçons», ajoute la spécialiste.

Protection solaire et activités

Si l’on ne saurait que trop conseiller à tout voyageur d’emmener son stock de crème solaire sur son lieu de vacances, le conseil vaut d’autant plus pour les femmes enceintes. La sage-femme l’explique : «les hormones de la grossesse développent une hyper photosensibilité lors de l’exposition au soleil, ce qui peut entraîner l’apparition du célèbre « masque de grossesse » (des taches brunes sur le front, les joues et le menton, NDLR). Portez le plus souvent un chapeau et protégez-vous avec un indice 50.»

Concernant les activités pratiquées, seule la plongée sous-marine est interdite aux femmes enceintes et ce dès le début de la grossesse. Pour le reste, il suffit d’éviter les sports au cours desquels on peut chuter ou prendre des coups. Il suffit de s’écouter et d’adapter l’emploi du temps à sa forme. Ainsi, «on opte pour des activités que l’on peut arrêter si l’on sent des tiraillements», illustre Marie Le Bartz. Si l’on est une habituée des randonnées, rien ne nous empêche donc d’en effectuer, tout en s’y prêtant progressivement. Si l’on n’est pas sportive, on mettra en revanche un bémol sur le trek dans les Rocheuses canadiennes.

Quelle crème solaire pour une femme enceinte ?

Quelle crème solaire pour une femme enceinte ?

La peau des femmes enceintes est particulièrement sensible au soleil. Indice SPF, composition, texture… voici quelques éléments pour bien choisir sa protection.

Pour un été ensoleillé et en toute sécurité, vers quelle crème solaire les femmes enceintes peuvent-elles se tourner ? Pas de produit spécifique, mais la vigilance est de mise. Même si «les risques sont les mêmes pour tout le monde», selon Elisabeth Berrissoul, dermatologue et directrice médicale de la plateforme Epiderm, d’autres paramètres entrent en jeu pour les futures mamans au moment de s’exposer au soleil.

En tête de liste : le masque de grossesse, un problème de pigmentation qui touche tout particulièrement le visage et se manifeste sous la forme de «taches pigmentées sur le front, les pommettes, ou encore les maxillaires inférieures», détaille la dermatologue. «Dans environ 70% des cas, il disparaît dans l’année qui suit l’accouchement. C’est un problème purement esthétique.» Autre désagrément bénin : la ligne brune qui s’étend verticalement au centre du ventre, due à un bouleversement hormonal causé par le placenta, et qui disparaît normalement quelques semaines après l’accouchement. De manière générale, le ventre doit être protégé comme les autres parties du corps.

Les grains de beauté, eux, peuvent se révéler plus inquiétants. De nouvelles petites taches peuvent apparaître pendant la grossesse, qu’il est nécessaire de surveiller : «Si le grain de beauté n’est pas régulier au niveau de la couleur ou de la forme, il faut consulter un dermatologue». Le traitement préventif ? «Il faut se protéger. Je dirais même qu’il faut tirer une croix sur le bronzage !»

Grosso modo, la solution pour profiter des bienfaits du soleil sans prendre aucun risque, c’est d’opter pour une crème solaire à indice SPF 50+ appliquée toutes les deux heures sur le visage et toutes les parties exposées du corps, et un bon chapeau.

Une crème 100% « pregnant friendly » ?

Mais faut-il utiliser une crème solaire spécifique lorsque l’on est enceinte ? Elisabeth Berrissoul se veut rassurante : «La plupart des crèmes solaires ne posent pas de souci. Tout dépend en réalité de son type de peau.» La spécialiste fait confiance aux marques vendues en parapharmacie : Avène, Vichy, La Roche-Posay… Et propose d’adopter les produits formulés pour enfant tout en nuançant : «Ils peuvent former un masque blanc sur le visage». Le plus simple reste d’étudier la composition des produits, avant de les acheter.

Les paranoïaques de l’épiderme peuvent tout de même adopter une routine spéciale. Bioderma propose également un produit ciblant le masque de grossesse : la crème teintée protectrice Photoderm M… À utiliser à petites doses, selon l’experte : «se tartiner de crème» n’est pas une excuse pour s’exposer davantage aux rayons UV. La meilleure méthode pour se protéger de leurs méfaits ? Rester à l’ombre entre 12 heures et 16 heures, et attendre plutôt les fins d’après-midi ensoleillées pour sortir le bout du nez.

Six astuces pour bien vivre sa grossesse cet été

Six astuces pour bien vivre sa grossesse cet été

Coup de chaleur, nausées… L’été n’est pas toujours synonyme de plaisir lorsque l’on est enceinte. Heureusement, quelques conseils pratiques permettent de prévenir les maux des vacances.

Boire beaucoup d’eau

Même si cette recommandation est valable toute l’année, elle s’avère d’autant plus importante l’été : «Avec la chaleur, on se déshydrate beaucoup plus vite. C’est pourquoi il est important de boire 2 litres d’eau par jour lorsque l’on est enceinte, afin d’éviter toute forme d’infection urinaire», explique la gynécologue et obstétricienne Véronique Cayol. Et pour encore plus d’efficacité, «buvez de l’eau pétillante, car le sel qu’elle contient réhydrate bien mieux le corps que l’eau plate», ajoute la gynécologue et obstétricienne Brigitte Aubertel.

Se protéger du soleil

Le soleil peut être très néfaste lorsque l’on attend un heureux événement : «Protéger son visage et son corps est obligatoire, afin d’éviter l’apparition du fameux « masque de soleil ». Autrement dit, des tâches sur la peau qui peuvent s’avérer irréversibles», souligne le Dr Véronique Cayol. Interdiction donc de faire le sandwich sur la plage sans chapeau, sans tee-shirt, et sans crème indice 50 sur le corps.

Éviter les sports dangereux

Le terme «dangereux» ne symbolise pas uniquement les sports à sensations (comme le wake ou le ski-nautique), puisque même votre balade en vélo du dimanche peut (aussi) s’avérer risquée : «En réalité ce n’est pas le type de sport qui importe mais le risque de chute. À partir de 4 mois de grossesse, on est en effet moins leste, c’est pourquoi les sports tels que le roller, le vélo, le tennis, le judo, l’équitation et le footing sont fortement déconseillés», affirme le Dr Véronique Cayol.

À l’inverse, le yoga, la gym et la natation peuvent être pratiqués jusqu’au dernier moment : «L’été, la natation est le sport idéal pour se muscler tout en douceur», confie le Dr Véronique Cayol. Mais la marche à pied est également redoutablement efficace. «Marcher dans l’eau durant 20 minutes est radical pour diminuer les « jambes lourdes », une sensation très fréquente durant la grossesse», recommande le Dr Brigitte Aubertel.

Limiter sa consommation de sucre

Cependant, si vous tenez réellement à déguster votre traditionnelle glace menthe-chocolat, le Dr Brigitte Aubertel conseille de «manger sa glace avec le cornet, puisque celui-ci possède davantage de sucres lents, et améliore légèrement le pic d’insuline». En résumé, il suffit donc de consommer de tout sans excès, et de «profiter du temps libre des vacances pour privilégier le fait maison», ajoute la gynécologue.

Se méfier des produits des marchés

Même si un tour de marché fait partie de vos petits plaisirs de l’été, les produits proposés ne sont pas toujours bons pour la santé : «Il faut se méfier des fromages et charcuteries des marchés, qui peuvent transmettre la listériose, (bactérie qui se transmet à travers la charcuterie, rillettes, pâtés, fromages au lait cru, légumes mal lavés, tarama… NDLR) ou la toxoplasmose (parasites qui infestent la viande mal cuite, les légumes crus mal lavés, les herbes aromatiques… NDLR)», met en garde le Dr Véronique Cayol.

Le secret pour ne pas l’attraper ? Soit être déjà immunisée, en ayant déjà contracté cette maladie, soit en «lavant précautionneusement ses légumes, pour enlever les éventuels bouts de terre en contact avec ces parasites. Vous pouvez également utiliser la technique de la « stérilisation bio », c’est à dire en nettoyant votre salade avec du vinaigre d’alcool blanc pour tuer les bactéries», rapporte le Dr Brigitte Aubertel.

Écouter son corps

Lorsque le thermostat affiche 35 degrés, il paraît de bon augure de se reposer. Mais en réalité, tout dépend des besoins : «Ce n’est pas parce qu’il fait chaud que vous devez davantage vous reposer. Écoutez juste votre corps, et adaptez vos journées en fonction de votre état physique. Idem pour le sport», assure le Dr Véronique Cayol.

Brigitte Auberte, conseille elle «d’écouter son souffle, car lors d’une grossesse celui-ci est diminué et impacte les activités». Et pour ce qui est des tâches ménagères, n’oubliez pas de vous faire aider : «Chaque grossesse est précieuse, profitez en donc pour vous ménager», rappelle le Dr Brigitte Auberte.

Canicule : des gestes simples à adopter pour lutter contre la chaleur

Canicule : des gestes simples à adopter pour lutter contre la chaleur

Les prévisions météorologiques annoncent un épisode de chaleur pour les prochains jours dans plusieurs régions de France. Santé publique France rappelle les conseils simples à adopter, qui doivent s’appliquer à tous, y compris aux personnes en bonne santé, pour lutter au mieux contre les conséquences de la chaleur.

Pour une information en temps réel de la situation météorologique, vous pouvez consulter la carte de vigilance de Météo-France qui est mise à jour a minima deux fois par jour à 6h et 16h : http://vigilance.meteofrance.com.

Il est important de se protéger, même quand la chaleur est de courte durée. Les conseils de prévention s’appliquent particulièrement aux personnes fragiles (personnes âgées de plus de 65 ans, personnes handicapées ou malades, personnes dépendantes, femmes enceintes, jeunes enfants, personnes sans abri…) et aux travailleurs exposés à la chaleur, plus à risque de présenter des complications.

Précautions à prendre

  • Buvez régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif ;
  • Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps (au moins le visage et les avants bras) plusieurs fois par jour ;
  • Mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d’alcool ;
  • Evitez de sortir aux heures les plus chaudes et passez plusieurs heures par jour dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée…) ;
  • Evitez les efforts physiques ;
  • Maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais) ;
  • Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l’aide ;
  • Consultez régulièrement le site de Météo-France pour vous informer.

En voiture et lors de longs trajets

  • Pensez à emporter de l’eau et un brumisateur pendant les trajets en voiture ;
  • Arrêtez-vous régulièrement pour vous reposer et vous rafraîchir ;
  • Sur certaines aires d’autoroute des fontaines à eau ou des zones de brumisation sont mis à votre disposition ;
  • Si possible, décalez votre trajet aux heures les moins chaudes ;
  • Ne jamais laisser une personne seule dans une voiture, surtout un enfant car la température dans l’habitacle peut augmenter très vite.
COMMENT PROTÉGER MON ENFANT DU SOLEIL ?

COMMENT PROTÉGER MON ENFANT DU SOLEIL ?

Le message des dermatologues sont valables toute l’année, mais encore plus avant et pendant les vacances d’été. S’il faut éviter les heures de plein ensoleillement, il faut savoir que même le matin ou le soir les rayons solaires sont aussi néfastes pour nos enfants, y compris s’ils sont en mouvement et s’ils font du sport.

Face au soleil, la peau de votre enfant est vulnérable.

Il est donc primordial d’éviter d’exposer directement votre enfant au soleil.

Pour le protéger, appliquez-lui généreusement une crème solaire adaptée, garantissant sécurité et tolérance avec un indice de protection élevé (SPF 50+) et une protection anti-UVA.  Il faut choisir de préférence une crème qui résiste à l’eau et à la sueur. Pensez aux produits contenant uniquement des filtres solaires minéraux qui minimisent les risques d’intolérance liés à l’utilisation de filtres chimiques.

- Renouvelez cette application au moins une fois toutes les deux heures et après chaque bain ou frottement.

- Evitez toute exposition entre 11h et 15h.

- N’oubliez pas les protections vestimentaires indispensables : tee-shirt, lunettes, chapeau… La meilleure des protections et des préventions consiste à porter des vêtements. Le vêtement doit être mis sur la plage et pendant les baignades. Il sera la protection optimale choisie par les parents soucieux de la santé de leurs enfants.

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Les risques de l’été : soyez vigilants !

Les risques de l’été : soyez vigilants !

Noyade accidentelle, risques solaires, maladies transmises par les moustiques, fortes chaleurs… : l’été n’est pas sans risques. Santé publique France rappelle quelques précautions à prendre pour que l’été rime avec sérénité.

Noyades, baignades

En mer, en rivière, en lac ou en piscine, l’été est souvent l’occasion de baignades et d’activités nautiques. Mais chaque été, les noyades sont responsables de nombreux décès accidentels, tant chez les enfants que chez les adultes et les seniors. Tous les âges et tous les lieux de baignade ont été concernés. Pour éviter les risques et profiter de l’eau sans danger, la Direction générale de la santé et Santé publique France rappellent les bons réflexes.

Au cours de l’été 2015, l’enquête NOYADES a recensé 1 266 noyades accidentelles, dont 436 décès, soit près de 4 décès par jour.

Risques solaires : pour que le soleil reste un plaisir

À la mer, en montagne, à la campagne et même en ville, protégez-vous du soleil. Nous profitons tous du soleil et en connaissons ses bienfaits : il dope le moral et favorise la fabrication de vitamine D. Cependant, on oublie parfois qu’il peut aussi présenter des risques. En France métropolitaine, c’est entre les mois de mai et d’août que le rayonnement solaire est le plus intense. Alors, pour toutes vos activités de plein air, que vous soyez dans votre jardin, à la terrasse d’un café, à la plage, à la montagne ou à la campagne, lorsque vous faites du sport ou tout simplement lorsque vous vous promenez… protégez-vous, pour que le soleil reste un plaisir.

L’exposition aux rayonnements ultraviolets (UV), d’origine naturelle ou artificielle, reste la première cause des cancers cutanés, dont le mélanome. 80 000 nouveaux cancers de la peau sont diagnostiqués chaque année

Chaleur et santé

En période estivale, les températures peuvent augmenter de façon considérable. L’exposition à des fortes chaleurs a un impact sur notre corps et les risques sur notre santé sont nombreux. Personnes âgées, nourrissons, enfants, adultes, femmes enceintes, travailleurs, sportifs… nous sommes tous à risque ! Il est important de se protéger, même quand la chaleur est de courte durée. Pour se préparer aux épisodes de fortes chaleurs, Santé publique France rappelle les conseils simples à adopter par tous.

  • Buvez régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif ;
  • Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps (au moins le visage et les avants bras) plusieurs fois par jour ;
  • Mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d’alcool ;
  • Evitez de sortir aux heures les plus chaudes et passez plusieurs heures par jour dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée…) ;
  • Evitez les efforts physiques ;
  • Maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais) ;
  • Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l’aide ;
  • Consultez régulièrement le site de Météo-France pour vous informer.
Le Nutri-Score : l’information nutritionnelle en un coup d’œil

Le Nutri-Score : l’information nutritionnelle en un coup d’œil

Pour rendre plus lisible et compréhensible l’étiquetage nutritionnel, un logo peut désormais être apposé sur les emballages. Conçu dans le cadre du Programme National Nutrition Santé, le Nutri-Score fera ainsi progressivement son apparition dans les rayons. Explications.

Obligatoire sur tous les aliments préemballés, le tableau des valeurs nutritionnelles est bien souvent difficile à décrypter pour les consommateurs. Valeur énergétique des produits, teneurs en graisses, acides gras saturés, glucides, sucres, protéines et sel pour 100 g ou 100 ml de produit : les informations y sont nombreuses. Pour en faciliter la compréhension, le règlement européen autorise l’apposition d’une information nutritionnelle complémentaire sur les emballages.

Dans le cadre de la loi de Santé de 2016, le gouvernement français a recommandé la mise en place d’une information nutritionnelle claire, visible, et facile à comprendre pour tous. L’objectif : améliorer l’information nutritionnelle figurant sur les produits et ainsi aider les consommateurs à acheter des aliments de meilleure qualité nutritionnelle.

Le Nutri-Score  en image

Quelle forme prend cette information nutritionnelle ?
C’est le Nutri-Score, un logo à 5 couleurs apposé sur la face avant des emballages, qui a été retenu pour présenter cette information.

Le Nutri-Score, grâce à une lettre et à une couleur, informe les consommateurs sur la qualité nutritionnelle d’un produit. Chaque produit est ainsi positionné sur une échelle à 5 niveaux allant :

  • du produit  le plus favorable sur le plan nutritionnel (classé A)
  • au produit le moins favorable sur le plan nutritionnel (classé E)

La catégorie à laquelle appartient l’aliment est mise en exergue sur le logo par une lettre plus grande.

Comment est calculé le score d’un produit ?

Pour classer chaque produit, des équipes de recherches internationales ont mis au point un score qui prend en compte, pour 100 grammes de produit, la teneur :

  • en nutriments et aliments à favoriser : fibres, protéines, fruits et légumes
  • en nutriments à limiter : énergie, acides gras saturés, sucres, sel

Après calcul, le score obtenu par un produit permet de lui attribuer une lettre et une couleur.

Pour tenir compte des spécificités de certaines familles d’aliments telles que les matières grasses ajoutées (beurre, huile), les fromages ou encore les boissons, la méthode de calcul du score a été adaptée.

Quels sont les produits concernés par le logo ?

À quelques exceptions près (herbes aromatiques, thés, cafés, levures, etc.), tous les produits transformés et les boissons sont concernés par le Nutri-Score. Les produits non transformés comme les fruits et légumes frais ou le poisson frais ne sont pas concernés, de même que les boissons alcoolisées.

Toutefois, l’application du Nutri-Score est facultative, elle repose sur le volontariat des entreprises de l’agroalimentaire et des distributeurs.

Comment le Nutri-Score vous aide-t-il à choisir les produits que vous achetez ?

Complémentaire des repères du PNNS qui recommandent, par exemple, de consommer au moins 5 fruits et légumes par jour ou de limiter la consommation de produits sucrés, le Nutri-Score peut vous aider lorsque vous faites vos courses à :

  • choisir entre plusieurs produits d’un même rayon : les céréales du petit-déjeuner, par exemple, peuvent avoir un score compris entre A et E. En un coup d’œil, vous pourrez choisir, parmi vos céréales préférées, celles qui ont la meilleure qualité nutritionnelle.
  • comparer la qualité nutritionnelle pour un même produit de différentes marques : les lasagnes à la bolognaise vendues en grande distribution, par exemple, peuvent être classées en A, B, C ou même D selon les marques

 

Pour en savoir plus, téléchargez la liste des industriels engagés en faveur du Nutri-Score (pdf – 0,23 Mo).

 

 

SEVRAGE TABAGIQUE : À CHACUN SA MÉTHODE !

SEVRAGE TABAGIQUE : À CHACUN SA MÉTHODE !

Arrêter le tabac et cesser de fumer pour de bon, c’est anticiper le manque et y remédier. Les solutions ne manquent pas, avec la dernière en date, la cigarette électronique.

LA DURÉE DU MANQUE

Habituellement, 24 h après l’arrêt, les premiers signes physiques du manque apparaissent, ils sont à leur apogée au bout de deux à trois jours et s’atténuent en 10 jours à un mois selon la personne et la dépendance. 6 à 8 semaines plus tard, c’est fini, les troubles physiques ont disparu. Mais attention, chaque cigarette reprise remet en jeu tout le processus !

LES EFFETS DU MANQUE

Irritabilité, colère, nervosité, difficultés de concentration, angoisse, anxiété, déprime, les premiers jours sont difficiles au plan nerveux pour soi et… pour son entourage. S’y ajoutent l’insomnie, l’augmentation de l’appétit, la fatigue. C’est normal, le tabac est une addiction sévère entraînant une dépendance physique et une dépendance psychologique plus longue à maîtriser.

LES DIFFÉRENTES TECHNIQUES POUR SE LIBÉRER DU TABAC

Certaines personnes veulent s’appuyer sur des traitements chimiques, conçus comme de vrais médicaments, à savoir les patchs , réservés aux fumeurs dépendants physiquement, les substituts oraux à la nicotine pour les fumeurs moins dépendants (les deux peuvent être associés) et des médicaments comme la varenicline (Champix) ou le bupropion (Zyban). Ces derniers diminuent le plaisir de fumer et les symptômes du manque mais peuvent entraîner des effets secondaires (insomnies, nausées, maux de tête, etc) d’où l’importance d’un suivi médical. D’autres personnes préfèrent faire confiance à l’homéopathie, l’hypnose ou l’acupuncture (réputée pour cette indication) avec des résultats plus aléatoires en fonction de chacun.

ET LA CIGARETTE ÉLECTRONIQUE ?

L’e-cigarette est un substitut complet qui se rapproche de l’acte de fumer. Elle s’avère une option irremplaçable pour les multirechuteurs, plus satisfaisante que les patchs et substituts oraux à la nicotine. Cependant les patchs ou les médicaments peuvent aider à abandonner la e-cigarette lorsqu’on se sent prêt.

COMMENT ÉVITER LA PRISE DE POIDS ?

Les deux tiers des candidats au sevrage (patchés ou nicotinés) prennent 3 kg en moyenne, bien moins que les autres qui peuvent grimper jusqu’à 8-10 kg. Reste 16% des fumeurs qui perdent du poids en cessant de fumer sans qu’on sache pourquoi. Lors de l’arrêt, il faut donc gérer ces calories supplémentaires sous peine de grossir. Comment ? En mangeant autant mais autrement (plus de fruits et légumes) et en renouant avec l’activité physique.

PRÉPARATION AU SEVRAGE SUR TABAC INFO SERVICE :
LE 39 89 (0.15 EURO/MIN DEPUIS UN POSTE FIXE)
ET SUR LE SITE HTTP://WWW.TABAC-INFO-SERVICE.FR/

POUR DIMINUER LA SENSATION DE FAIM.

POUR DIMINUER LA SENSATION DE FAIM.

L’astuce c’est d’anticiper la faim. Arriver à table affamé(e) est contre-productif car il est plus dur d’être raisonnable.

Votre pharmacien peut vous conseiller deux produits naturels qui permettent de diminuer la sensation de faim : la racine de konjac et la pectine de pomme.

La poudre de racine de konjac ou l’extrait de pomme gonflent au contact de l’eau. En gonflant dans votre estomac, ils atténueront la sensation de faim et vous permettront de limiter votre consommation alimentaire. De plus, cela ralentira la digestion et évitera les envies de grignotage.

Pour une bonne efficacité, prendre, en fonction du produit choisi,  une à trois gélules une demi-heure avant les principaux repas et boire à un deux grand verres d’eau.

Petite astuce, juste avant la prise de vos gélules, prenez une bouchée d’un aliment solide qui provoquera la fermeture du pylore. De cette façon,  les gélules resteront bien au niveau de  votre estomac…

Enfin, rappelez-vous que la taille du contenant influe sur les quantités servies. Oubliez les assiettes XXL et utilisez celles à dessert au quotidien.

Vouloir perdre du poids quand cela est nécessaire est une bonne résolution, mais soyez prudent et n’hésitez pas à en parler à votre pharmacien.

Pollens et allergies

Pollens et allergies

Chaque année, des millions de français sont soumis aux conséquences d’une allergie aux pollens plus ou moins invalidante (rhinite, conjonctivite, asthme, etc.). Le ministère chargé de la santé et les agences régionales de santé, en collaboration avec de nombreux partenaires, mènent des actions de surveillance et d’informations pour permettre au public, aux professionnels de santé et autres acteurs concernés de connaître à la fois les périodes à risques et les mesures pour réduire les émissions de pollens et limiter les risques d’exposition.

De nombreux sites Internet et documents permettent également de mieux s’informer sur les risques d’allergies au pollen et sur la conduite à tenir pour limiter les conséquences de celles-ci.

L’exposition de la population aux pollens constitue un enjeu de santé publique compte tenu du nombre de personnes qui seraient concernées par des allergies en France : de l’ordre de 20 % des enfants à partir de 9 ans et de 30 % des adultes. La prévalence des pathologies allergiques respiratoires comme les rhinites saisonnières et l’asthme semble avoir augmenté ces dernières années dans les pays industrialisés.

Allergénicité de certains pollens

Le grain de pollen est le gamétophyte mâle et joue ainsi un rôle essentiel dans la reproduction de la majorité des plantes. Le transport des grains de pollen jusqu’aux organes femelles des végétaux se fait soit par le vent, soit par des insectes. Les pollens qui ont un caractère allergisant proviennent généralement de plantes dites « anémophiles », c’est-à-dire utilisant le vent comme moyen de transport des grains de pollen. De tels pollens sont émis dans l’atmosphère en grandes quantités et entrent naturellement en contact avec les muqueuses respiratoires et oculaires du fait de leur taille plus réduite.
Seuls certains pollens présentent un potentiel allergisant pour l’homme. Cette allergénicité provient des allergènes localisés à l’intérieur du grain de pollen et qui peuvent être libérés suite à différents événements notamment le contact avec l’eau et les muqueuses.

Symptômes de l’allergie pollinique

L’allergie est une réaction d’hypersensibilité initiée par une réaction immunitaire spécifique à une substance étrangère à l’organisme humain et appelée « allergène ». Il existe différents types d’allergènes (acariens, dans certains aliments, moisissures…). Certains pollens peuvent entraîner des réactions allergiques appelées « pollinoses » au niveau des zones de contact : muqueuses respiratoires et oculaires. Plus rarement, ils peuvent être responsables de réactions cutanées, telles que l’eczéma ou l’urticaire. L’allergie respiratoire se présente sous deux formes principales : la rhinite allergique et l’asthme allergique.

-  La rhinite allergique

Dans le cas des pollens, la rhinite est dite saisonnière, on parle aussi de « rhume des foins », bien que cette appellation ne fasse référence qu’à la rhinite par allergie au pollen de graminées.
La rhinite allergique résulte d’une inflammation des voies aériennes supérieures (nez, rhinopharynx et larynx) qui provoque une congestion nasale obstructive et sécrétante qui peut atteindre différents niveaux de sévérité (faible, modérée et sévère). Les voies lacrymales et la conjonctive peuvent être atteintes de manière associée à la rhinite. Il s’agit alors de rhino-conjonctivite allergique, qui se traduit par des symptômes de démangeaisons des yeux, rougeur conjonctivale, larmoiement, paupières enflées et collées. Ces manifestations peuvent être intenses, répétées et donner lieu à des conjonctivites fréquentes. La rhinite allergique est par ailleurs un facteur de risque important de survenue de l’asthme, elle le précède souvent, contribuant aussi au contrôle insuffisant de l’asthme.

- L’asthme allergique

L’asthme allergique est une maladie inflammatoire des bronches (gonflement de la paroi des conduits aériens), conséquence de l’inhalation des allergènes en suspension dans l’air inhalé. Cette inflammation induit aussi une augmentation de la sensibilité des voies aériennes à d’autres stimuli. Cette maladie chronique se manifeste par des troubles respiratoires (dyspnée), avec une respiration sifflante (à l’expiration), un sentiment d’oppression thoracique, des épisodes récidivants de toux, un essoufflement après un effort, parfois une fatigue anormale brutale, une pâleur. Différents stades de l’asthme de gravité variable peuvent être identifiés, d’intermittent à persistant sévère. L’asthme est une maladie potentiellement mortelle.

Les études épidémiologiques montrent que les deux affections -rhinite allergique et asthme allergique- coexistent souvent chez un même individu. Au moins 80% des asthmatiques souffrent également de rhino-conjonctivite allergique, tandis qu’environ 20% des patients ayant une rhinite allergique sont également asthmatique. La rhinite allergique multiplie le risque d’apparition de l’asthme d’un facteur 4 environ.

Dépistage d’une allergie aux pollens

Pour détecter une éventuelle allergie aux pollens, il est nécessaire de consulter son médecin traitant qui orientera éventuellement vers un médecin allergologue. Les symptômes d’allergie ne peuvent être diagnostiqués qu’après un examen médical :
- La détection d’une rhinite allergique se fait suite à la réalisation d’un questionnaire médical et de tests allergologiques (tests cutanés ou dosages d’immunoglobines E ou IgE) ;
- Le diagnostic d’un asthme allergique se fait suite à la réalisation d’épreuves fonctionnelles respiratoires permettant de mesurer le souffle et l’obstruction bronchique.

Réduire les symptômes d’une allergie aux pollens

En plus de réduire la présence d’espèces à pollen allergisant et de s’informer sur la présence dans l’air de pollens allergisants, il est recommandé d’éviter de fréquenter des lieux infestés ou de pratiquer des activités de plein-air lorsque les concentrations de l’air en pollens sont élevées. D’autres recommandations peuvent être formulées comme d’éviter de tondre la pelouse ou de ramasser des végétaux (feuilles…), de protéger ses yeux avec des lunettes de soleil, de se changer et de se doucher régulièrement, d’éviter le contact avec d’autres irritants pouvant amplifier les symptômes d’allergies tels que la fumée de tabac.