Conseil du  mois

Pollens et allergies

Pollens et allergies

Chaque année, des millions de français sont soumis aux conséquences d’une allergie aux pollens plus ou moins invalidante (rhinite, conjonctivite, asthme, etc.). Le ministère chargé de la santé et les agences régionales de santé, en collaboration avec de nombreux partenaires, mènent des actions de surveillance et d’informations pour permettre au public, aux professionnels de santé et autres acteurs concernés de connaître à la fois les périodes à risques et les mesures pour réduire les émissions de pollens et limiter les risques d’exposition.

De nombreux sites Internet et documents permettent également de mieux s’informer sur les risques d’allergies au pollen et sur la conduite à tenir pour limiter les conséquences de celles-ci.

L’exposition de la population aux pollens constitue un enjeu de santé publique compte tenu du nombre de personnes qui seraient concernées par des allergies en France : de l’ordre de 20 % des enfants à partir de 9 ans et de 30 % des adultes. La prévalence des pathologies allergiques respiratoires comme les rhinites saisonnières et l’asthme semble avoir augmenté ces dernières années dans les pays industrialisés.

Allergénicité de certains pollens

Le grain de pollen est le gamétophyte mâle et joue ainsi un rôle essentiel dans la reproduction de la majorité des plantes. Le transport des grains de pollen jusqu’aux organes femelles des végétaux se fait soit par le vent, soit par des insectes. Les pollens qui ont un caractère allergisant proviennent généralement de plantes dites « anémophiles », c’est-à-dire utilisant le vent comme moyen de transport des grains de pollen. De tels pollens sont émis dans l’atmosphère en grandes quantités et entrent naturellement en contact avec les muqueuses respiratoires et oculaires du fait de leur taille plus réduite.
Seuls certains pollens présentent un potentiel allergisant pour l’homme. Cette allergénicité provient des allergènes localisés à l’intérieur du grain de pollen et qui peuvent être libérés suite à différents événements notamment le contact avec l’eau et les muqueuses.

Symptômes de l’allergie pollinique

L’allergie est une réaction d’hypersensibilité initiée par une réaction immunitaire spécifique à une substance étrangère à l’organisme humain et appelée « allergène ». Il existe différents types d’allergènes (acariens, dans certains aliments, moisissures…). Certains pollens peuvent entraîner des réactions allergiques appelées « pollinoses » au niveau des zones de contact : muqueuses respiratoires et oculaires. Plus rarement, ils peuvent être responsables de réactions cutanées, telles que l’eczéma ou l’urticaire. L’allergie respiratoire se présente sous deux formes principales : la rhinite allergique et l’asthme allergique.

-  La rhinite allergique

Dans le cas des pollens, la rhinite est dite saisonnière, on parle aussi de « rhume des foins », bien que cette appellation ne fasse référence qu’à la rhinite par allergie au pollen de graminées.
La rhinite allergique résulte d’une inflammation des voies aériennes supérieures (nez, rhinopharynx et larynx) qui provoque une congestion nasale obstructive et sécrétante qui peut atteindre différents niveaux de sévérité (faible, modérée et sévère). Les voies lacrymales et la conjonctive peuvent être atteintes de manière associée à la rhinite. Il s’agit alors de rhino-conjonctivite allergique, qui se traduit par des symptômes de démangeaisons des yeux, rougeur conjonctivale, larmoiement, paupières enflées et collées. Ces manifestations peuvent être intenses, répétées et donner lieu à des conjonctivites fréquentes. La rhinite allergique est par ailleurs un facteur de risque important de survenue de l’asthme, elle le précède souvent, contribuant aussi au contrôle insuffisant de l’asthme.

- L’asthme allergique

L’asthme allergique est une maladie inflammatoire des bronches (gonflement de la paroi des conduits aériens), conséquence de l’inhalation des allergènes en suspension dans l’air inhalé. Cette inflammation induit aussi une augmentation de la sensibilité des voies aériennes à d’autres stimuli. Cette maladie chronique se manifeste par des troubles respiratoires (dyspnée), avec une respiration sifflante (à l’expiration), un sentiment d’oppression thoracique, des épisodes récidivants de toux, un essoufflement après un effort, parfois une fatigue anormale brutale, une pâleur. Différents stades de l’asthme de gravité variable peuvent être identifiés, d’intermittent à persistant sévère. L’asthme est une maladie potentiellement mortelle.

Les études épidémiologiques montrent que les deux affections -rhinite allergique et asthme allergique- coexistent souvent chez un même individu. Au moins 80% des asthmatiques souffrent également de rhino-conjonctivite allergique, tandis qu’environ 20% des patients ayant une rhinite allergique sont également asthmatique. La rhinite allergique multiplie le risque d’apparition de l’asthme d’un facteur 4 environ.

Dépistage d’une allergie aux pollens

Pour détecter une éventuelle allergie aux pollens, il est nécessaire de consulter son médecin traitant qui orientera éventuellement vers un médecin allergologue. Les symptômes d’allergie ne peuvent être diagnostiqués qu’après un examen médical :
- La détection d’une rhinite allergique se fait suite à la réalisation d’un questionnaire médical et de tests allergologiques (tests cutanés ou dosages d’immunoglobines E ou IgE) ;
- Le diagnostic d’un asthme allergique se fait suite à la réalisation d’épreuves fonctionnelles respiratoires permettant de mesurer le souffle et l’obstruction bronchique.

Réduire les symptômes d’une allergie aux pollens

En plus de réduire la présence d’espèces à pollen allergisant et de s’informer sur la présence dans l’air de pollens allergisants, il est recommandé d’éviter de fréquenter des lieux infestés ou de pratiquer des activités de plein-air lorsque les concentrations de l’air en pollens sont élevées. D’autres recommandations peuvent être formulées comme d’éviter de tondre la pelouse ou de ramasser des végétaux (feuilles…), de protéger ses yeux avec des lunettes de soleil, de se changer et de se doucher régulièrement, d’éviter le contact avec d’autres irritants pouvant amplifier les symptômes d’allergies tels que la fumée de tabac.

LES BIENFAITS D’UNE ALIMENTATION ÉQUILIBRÉE

LES BIENFAITS D’UNE ALIMENTATION ÉQUILIBRÉE

À tout âge l’alimentation est un facteur de forme et d’équilibre. Et plus encore après 50 ans car nos besoins et nos envies culinaires évoluent.

De l’équilibre et de la diversité avant toute chose

C’est la clé d’une alimentation saine ! Il est recommandé de manger de tout en quantité raisonnable, c’est-à-dire des protéines (viande, œufs, poisson), des légumes, des féculents, des fruits, des laitages… Pour y parvenir, prévoir à chaque repas une entrée, un plat et un dessert permet de varier les plaisirs et de répartir les apports nutritionnels dont votre corps a besoin. Dans l’idéal, cet équilibre alimentaire devrait être respecté quotidiennement, mais il peut l’être de manière hebdomadaire. Alors, s’il vous arrive de faire des excès un jour, vous pourrez vous « rattraper » en adaptant vos repas de la semaine.

Gardez une place dans vos menus pour chaque famille d’aliment

Avec l’âge, on a tendance à croire qu’il faut moins manger. Au contraire, on dépense plus de calories à l’effort, ce qui nécessite un apport énergétique plus important quand on avance en âge. Par ses qualités nutritionnelles, chaque type d’aliment contribue à nous maintenir en forme. Mais on se pose souvent des questions : combien de fois par semaine manger de la viande ? Faut-il choisir de préférence des légumes frais ? Est-ce qu’il faut éviter de manger du pain ? Le Programme national nutrition santé (PNNS) y répond en indiquant les proportions à respecter pour une alimentation équilibrée.
• Les viandes, œufs, poisson, riches en protéines, sont nécessaires pour préserver notre masse et notre force musculaire. Il faut en consommer une ou deux fois par jour, mais en évitant de les frire ou de les paner.
• Les fruits et légumes nous apportent les vitamines et les minéraux indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Il est recommandé d’en manger 5 parts par jour et sous toutes les formes, cuits, crus, en compote, en jus, nature ou préparés, qu’ils soient frais, surgelés ou en conserve, selon vos possibilités et votre budget.
• Les féculents sont notre source d’énergie. Selon votre appétit, introduisez, à chaque repas, des pommes de terre, des légumes secs ou des céréales, du pain de préférence complet. Et ce sont plutôt les sauces ou les accompagnements qui sont trop riches.
• Les produits laitiers, à forte teneur en calcium, contribuent à garder des os solides et à lutter contre l’ostéoporose. Il est conseillé d’en consommer 3 à 4 fois par jour.
• Les boissons sont nécessaires pour une bonne hydratation. Buvez de l’eau à volonté, du thé, des tisanes, des potages à raison de 1,5 litre par jour, évitez les boissons sucrées et limitez le vin à 2 verres de 10 cl par jour, pour les femmes, et à trois verres pour les hommes.
• Le sucre, le sel, les matières grasses sont à consommer avec modération. En effet, l’excès de produits sucrés peut participer à la prise de poids. Quant au sel, il favorise l’hypertension et les matières grasses, en excès, peuvent provoquer des maladies cardiovasculaires.

Diversifier pour plus de plaisir

C’est triste de manger tous les jours la même chose. Vous pouvez être parfois tenté(e) de le faire, parce que vous êtes seul(e), parce que vous n’avez pas très faim ou pas très envie de cuisiner. Et parce que c’est plus simple, plus vite fait. Quel dommage ! Garder le goût des bonnes choses, se faire plaisir est tout aussi important que se nourrir. Si vous n’êtes pas très inspiré(e), le site mangerbouger.fr a mis en place une application « La fabrique à menus » qui vous concocte des menus hebdomadaires en fonction des critères que vous lui imposez (le temps de préparation, le nombre de personnes, vos goûts, etc.). Et non seulement, La fabrique à menus vous donne des recettes, mais elle établit aussi la liste des courses.

La bonne idéeLA BONNE IDÉE

Pour suivre ces recommandations, il est préférable de consommer des fruits et légumes de saison et, dans la mesure du possible, provenant d’une agriculture locale, proche du lieu où vous résidez.
C’est souvent plus avantageux financièrement : vous pouvez acheter en direct sur place, parfois même faire la cueillette ou le ramassage vous-même, les moins beaux seront peut-être encore moins chers mais tout aussi bons.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Quels sont les aliments les plus riches en fibre ?

Le trio de tête des aliments les plus riches en fibre est le suivant : le son (47 %), les haricots secs (25 %) et les figues sèches (18,3 %). Tous les féculents et légumes secs (pois cassés, lentilles, riz complet, pâtes complètes, pain complet) mais aussi les légumes verts comme les petits pois possèdent également une teneur élevée en fibre. Pour combattre la constipation, il est vivement recommandé de consommer des fibres alimentaires qui régularisent le transit intestinal, de boire beaucoup et de faire de l’exercice physique. Les personnes qui ne bougent pas suffisamment ont souvent des problèmes de constipation.

Par ailleurs, certaines études montrent que les fibres peuvent contribuer à faire diminuer les taux de cholestérol et constituer aussi une défense contre le cancer du côlon. Et comme elles ralentissent le passage du bol alimentaire de l’estomac vers l’intestin, elles freinent la digestion des sucres, diminuant ainsi la sécrétion d’insuline.

 

DÉTOXIFIER ET DRAINER : MON STARTER MINCEUR !

DÉTOXIFIER ET DRAINER : MON STARTER MINCEUR !

Les bonnes résolutions en matière de perte de poids font toujours suite à des périodes de petits ou gros excès.

Si votre stratégie minceur doit d’abord passer par une action dans votre assiette, les cures détoxifiantes et /ou drainantes sont idéales pour un accompagner vos efforts alimentaires.

  • La cure détoxifiante vise à « décrasser » les organes d’épuration de l’organisme et à aider votre corps à éliminer les toxines accumulées au gré d’une alimentation trop riche, de traitements médicamenteux au long cours, du tabagisme etc. Cette action permettra un bien être digestif et intestinal qui potentialisera vos efforts alimentaires. Parmi les détoxifiants efficaces : la sève de bouleau mais aussi l’artichaut, le radis noir, le chardon marie…

  • La cure drainante vise à éliminer l’eau en excès. Les plantes utilisées sont diurétiques comme le pissenlit, l’orthosiphon, la piloselle, le fenouil, les queues de cerises… L’effet minceur est assez immédiat car ces plantes seules ou en mélange font « dégonfler » et leur prise peut s’accompagner de la perte de 1 à 2 kg ce qui est très encourageant en période d’amincissement.

Il existe des contre-indications et des précautions d’emploi pour les cures  « détox » et drainantes. Votre pharmacien et son équipe vous conseilleront efficacement pour une utilisation bénéfique mais sans danger en cas de calculs biliaires, de risque d’hypotension…

Nouveau carnet de santé de l’enfant

Nouveau carnet de santé de l’enfant

Le ministère des Solidarités et de la Santé publie les nouveaux modèles du carnet et des certificats de santé de l’enfant. Ils entrent en vigueur le 1er avril 2018. Ils ont été mis à jour sur la base des recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), afin de tenir compte des avancées scientifiques et des attentes des professionnels de santé et des familles.

Cette actualisation s’inscrit notamment dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de santé, qui vise à mettre en place une politique de promotion de la santé, incluant la prévention, dans tous les milieux et à tous les âges de la vie. La politique de santé de l’enfant fait l’objet d’une attention particulière, une action précoce sur les déterminants de la santé ayant des effets tout au long de la vie.

Les principales évolutions de la nouvelle édition concernent :

nouveau carnet de santé

- Les messages de prévention, qui ont été enrichis et actualisés pour tenir compte des évolutions scientifiques et sociétales, de nouvelles recommandations et de l’identification de nouveaux risques.

A titre d’exemples : utiliser des biberons garantis sans bisphénol A ; éviter de mettre un enfant de moins de 3 ans dans une pièce où la télévision est allumée (même s’il ne la regarde pas) ; utiliser un lit à barreaux sans tour de lit et faire dormir, si cela est possible, le bébé dans la chambre de ses parents pendant les 6 premiers mois au minimum.Pour prévenir le syndrome du bébé secoué, des conseils sont donnés aux parents pour réagir face aux pleurs de leur bébé.Certains allergènes et produits chimiques présents dans l’environnement quotidien sont potentiellement toxiques pour les bébés. Des recommandations permettant de limiter les risques sur la santé ont donc été ajoutées par rapport à l’édition de 2006 : aérer le domicile 10 minutes chaque jour, réduire le nombre de produits d’entretien et préférer les produits à composant unique, ne pas utiliser de parfums d’intérieur, d’encens ni de bougies, utiliser des jouets et articles de puériculture homologués CE ou NF et éviter l’utilisation de produits cosmétiques dans les 1ers mois, tant pour le bébé que pour ses parents.

- L’introduction de nouvelles courbes pour le suivi de la croissance des enfants. 
Ces courbes ont été établies par l’Inserm (unité 1153/CRESS), à partir de la surveillance de 261 000 enfants, avec la collaboration de médecins généralistes et de pédiatres répartis sur tout le territoire métropolitain. Des documents complémentaires et des outils d’aide à l’interprétation des courbes de croissance seront mis en ligne par l’Inserm courant 2018.

- Les nouvelles recommandations vaccinales, pour accompagner la modification du calendrier vaccinal et l’extension des obligations. En effet, chez les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018, les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae de type b, l’hépatite B, le pneumocoque, le méningocoque C, la rougeole, les oreillons et la rubéole sont obligatoires.

Comme pour le carnet précédent, la copie des deux doubles pages a valeur de certificat de vaccination.

Une notice explicative a été élaborée et diffusée aux professionnels de santé pour leur présenter les principales nouveautés du nouveau carnet de santé, notamment pour ce qui concerne les courbes pour le suivi de la croissance des enfants.

Le carnet de santé est le document qui réunit tous les événements concernant la santé d’un enfant depuis sa naissance. 
Il est également le support du dialogue régulier entre les familles et les professionnels de santé qui interviennent
pour la prévention et les soins. Les informations qu’il contient sont confidentielles et couvertes par le secret médical.
Il est délivré gratuitement au moment de la déclaration de naissance par l’officier d’état civil 
(de la mairie ou d’un hôpital public s’il dispose d’une permanence au sein du service maternité pour enregistrer 
les déclarations de naissance). 
À défaut, il peut être demandé au service départemental de protection maternelle et infantile (PMI).Il s’accompagne de trois certificats de santé. 
L’impression et la diffusion du carnet et des certificats sont réalisées par les conseils départementaux.

Plus d’informations :
- Le carnet de santé de l’enfant 2018
- Le dossier « La santé de votre enfant au quotidien » du ministère chargé de la santé

Attention à la lumière bleue : de potentiels effets néfastes pour les yeux

Attention à la lumière bleue : de potentiels effets néfastes pour les yeux

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), les ampoules à diodes électroluminescentes (LED) pourraient être dangereuses pour nos yeux. Explications.

Des ampoules qui abîment la rétine

Si vous cherchez à remplacer une ampoule et que vous vous rendez dans un magasin de bricolage, vous ne trouverez quasiment plus que des ampoules LED. Ces ampoules, qui permettent de réduire la consommation électrique, se sont généralisées dans la plupart des foyers. Or, il semblerait qu’elles soient dangereuses pour les yeux. C’est en tout cas ce que révèlent des chercheurs de l’Inserm dans une étude.

Selon ces travaux, les rayons émis par ces ampoules auraient un impact toxique. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont exposé des rats à une forte luminosité (6 000 lux) pendant 24 heures. Résultat : la rétine des rongeurs était abîmée et leur pupille dilatée. Et quand l’intensité de la luminosité était moyenne (500 lux), seules les ampoules LED avaient des effets néfastes sur les yeux des rats.

Attention à la lumière bleue

« Avec ces ampoules, la rétine des animaux montre des signes d’altération moindres mais similaires à ceux observés sous forte exposition », ont fait savoir les auteurs de l’étude dans un communiqué. « Ceci n’est pas observé avec les autres types d’ampoules. » Cela s’expliquerait par la présence de la lumière bleue qui peut dégrader la vision, à long terme.

« La lumière émise par les LED engendre deux phénomènes toxiques parallèles : l’apoptose, mais également une seconde forme de mort cellulaire, la nécrose », complète le Pr Alicia Torriglia, qui a participé aux travaux. Ce risque est le même pour toute personne « qui accomplit un travail sur écran, regarde directement la source de lumière durant longtemps, parfois pendant tout son temps de travail », ajoute l’organisme Officiel Prévention sur son site. Si vous passez votre journée devant un écran, pensez à faire des pauses !

Acupuncture : à chaque mal son remède

Acupuncture : à chaque mal son remède

Traiter la migraine, contrer la nausée et soulager la douleur sont autant de promesses que propose l’acupuncture. Nous vous proposons de découvrir 5 de ses bienfaits.

Les principes de l’acupuncture

L’acupuncture agit directement sur le système nerveux, hormonal, vasculaire ainsi que sur le système immunitaire. Elle est régie par l’idée selon laquelle le Qi (= à prononcer « tchi »), c’est-à-dire les énergies, circule dans le corps à travers des méridiens. Stimuler des points d’acupuncture précis sur ces méridiens à l’aide d’aiguilles permettrait de réguler ce Qi et d’influer sur certaines fonctions physiologiques, organiques et psychiques. Le praticien détermine les points exacts qui doivent être stimulés par une écoute assidue des symptômes et des maux du patient. De manière générale, l’acupuncture permettrait de traiter, entre autres, les troubles musculosquelettiques, respiratoires, intestinaux, nerveux, etc…

 

Acupuncture et insomnie

Selon la médecine traditionnelle chinoise (MTC), notre corps possèderait deux entités énergétiques opposées : le Yin et le Yang. Le Yin représente la nuit, il est donc relié à la détente et au repos psychique. Le Yang incarne le jour : il est associé à l’activité mentale et au mouvement. Ces deux pôles synergiques induisent l’alternance de l’éveil et du sommeil. Ainsi, un équilibre défaillant pourrait, selon la MTC, provoquer des troubles du sommeil, comme des insomnies..

En acupuncture, cette instabilité énergétique peut être traitée par l’activation de certains points qui calment l’activité du Yang ou, au contraire, qui augmentent l’énergie du Yin et permettent le repos.

 

Acupuncture et allergies

 

En médecine classique, l’allergie est considérée comme une réponse excessive du système immunitaire face à un allergène (= une substance perçue comme dangereuse par le système immunitaire), autrement dit, à une mauvaise adaptation de l’organisme à son environnement. La médecine chinoise situe le problème au niveau du poumon puisqu’il s’agit selon elle du premier organe entrant en contact avec l’allergène, ou au niveau du foie, qui serait lui responsable de l’adaptation de l’organisme aux facteurs extérieurs.

Dans ce cas, l’acupuncture stimule le poumon et rééquilibre le foie afin d’aider le corps à mieux s’acclimater. L’efficacité de l’acupuncture est reconnue dans le traitement des allergies saisonnières, de l’asthme et des sinusites.

 

Acupuncture et apaisement des douleurs

Contrairement à la médecine traditionnelle, la médecine chinoise ne cherche pas à comprendre le mécanisme de la douleur, mais plutôt ses différentes manifestations. La MTC classe la douleur selon quatre caractères :

Froid : la douleur peut être localisée facilement et elle ne bouge pas. Elle est souvent décrite comme une sensation de piqûre d’aiguille ou de pointe de couteau. Le mouvement et la chaleur soulagent un peu l’inconfort.

Chaleur : la douleur est diffuse et la région atteinte est caractérisée par une rougeur qui serait le signe d’une circulation sanguine plus importante. La douleur augmente lors du mouvement et seule l’application de glace soulage le mal.

Humidité : une sensation de lourdeur caractérise cette douleur. La zone affectée enfle et des kystes ou des excroissances osseuses peuvent être décelés. C’est la douleur type de l’arthrite.

Vent : cette douleur ne peut être localisée, ni définie, car elle est toujours en mouvement.

Selon cette médecine douce, la faiblesse des forces corporelles induirait la douleur. La stimulation des divers points d’acupuncture permettrait de rétablir une circulation optimale de l’énergie afin d’apaiser la douleur.

 

Acupuncture et grossesse

 

Une grossesse provoque un grand nombre de changements sur le plan physiologique, métabolique ou psychologique. Chaque grossesse est différente, mais elles nécessitent toutes une adaptation du corps.

Durant la grossesse, l’acupuncture réduit les nausées et les vomissements, la constipation, les brûlures d’estomac, les douleurs lombaires, les sciatiques et les troubles circulatoires. Elle diminue l’anxiété et permet la détente mentale et physique. L’acupuncture pourrait également prévenir un accouchement prématuré. Le suivi de grossesse en acupuncture se fait à raison d’une séance par mois durant les 8 premiers mois et de 2 à 3 séances lors du 9e mois et s’adapte facilement aux besoins de la patiente.

Acupuncture et renforcement du système immunitaire

En médecine chinoise, le système immunitaire est une énergie qui défend notre organisme en circulant à la surface des organes et de la peau. Cette énergie nommée « Wei Qi » défendrait notre corps contre les agressions extérieures. Elle assurerait le réchauffement de nos organes, leur nutrition et elle dirigerait l’ouverture et la fermeture des pores cutanés. C’est également le Wei Qi qui conserverait le niveau de notre température corporelle.

Le système immunitaire est relié au système nerveux par des connexions directes comme la rate, les nœuds lymphatiques, la moelle épinière, le thymus et le système endocrinien. Les points d’acupuncture stimulent donc ces organes.

Campagne de dépistage du cancer colorectal à l’occasion de Mars Bleu

Campagne de dépistage du cancer colorectal à l’occasion de Mars Bleu

Le test peut sauver une vie. Pensez-y !

Le cancer colorectal est le 2e cancer le plus meurtrier, après le cancer du poumon. Chaque année, il touche près de 45 000 personnes en France, le plus souvent après 50 ans, et est responsable de près de 18 000 décès.

S’il est détecté tôt, le cancer colorectal se guérit 9 fois sur 10.
Il suffit pour cela, de réaliser chez soi, le test , remis par votre médecin traitant.
Il est à faire tous les 2 ans, si vous avez entre 50 et 74 ans.

Afin de mieux vous informer, plusieurs évènements sont organisés à l’occasion de Mars Bleu. Nous vous donnons rendez-vous :

  •  Le samedi 17 mars à partir de 9h pour La course MARSeille BLEU organisée au complexe Jean BOUIN (13008 Marseille). Evénement sportif et familial parrainé par Basile BOLI en partenariat avec la CPCAM des Bouches-du-Rhône et ARCADES pour soutenir le dépistage et la prévention du cancer colorectal. Plus d’information sur http://www.smuc.fr/actualite/inscription-evenements-marseille-bleu.html
  •  Le dimanche 25 mars pour Le Colon tour® présent dans le cadre des Dimanches de la Canebière. Grâce à une structure gonflable représentant l’intérieur du côlon, la Ligue contre le cancer et ses partenaires proposent une information ludique et pédagogique pour mieux appréhender les techniques de dépistage, la maladie et les traitements.
  •  le samedi 31 mars pour Le ROAD TOUR « COLONDAYS » 2018 qui s’installera dans 12 villes de France dont Marseille. Des professionnels de santé, et notamment des gastroentérologues, seront présents pour accueillir et informer le grand public dans un showroom mobile. Plus d’information sur www.colon-days.fr

 

Pour en savoir plus sur le test de dépistage du cancer colorectal : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/cancer-colorectal/depistage-gratuit-50-74-ans

 

Vaccination : des bénéfices majeurs pour la santé

Vaccination : des bénéfices majeurs pour la santé

Certaines maladies, dont celles concernées par les nouvelles obligations vaccinales, peuvent avoir des conséquences graves sur la santé.

Plusieurs d’entre elles ont disparu ou presque disparu grâce à la vaccination. C’est le cas des 3 maladies contre lesquelles la vaccination est depuis de nombreuses années obligatoire. Il y avait en France plus de 45 000 cas de diphtérie chaque année avant l’introduction de la vaccination dans le calendrier vaccinal dans les années 1930. Il n’y a plus aucun cas aujourd’hui. Aucun cas non plus de  de nos jours, alors qu’il y en avait plus de 2 000 par an dans les années 1950. Quant au tétanos, il affecte moins d’une dizaine de personnes chaque année, contre plus de 1°000 par an dans les années 1940

Les vaccins recommandés ont également eu des effets bénéfiques. On dénombrait ainsi plus de 600 000 cas de rougeole par an avant l’introduction de la vaccination dans le calendrier vaccinal au début des années 1980, contre 2 500 en moyenne chaque année entre 2007 et 2016. Autre exemple : la rubéole concernait plus de 250 femmes enceintes chaque année au début des années 1980, contre moins de 10 actuellement.

Cependant, l’insuffisance de la  pour certains vaccins qui jusqu’à présent n’étaient pas obligatoires, comme la rougeole, le méningocoque, l’hépatite B, peut être à l’origine d’épidémies, conduire à la réémergence de certaines maladies et engendrer des hospitalisations, des handicaps et des décès évitables.

L’objectif de l’élargissement de l’obligation vaccinale est d’améliorer la  afin de protéger efficacement et durablement les enfants et d’éviter que ces maladies ne se propagent.

En savoir plus sur la vaccination ici et sur le site vaccination-info-service.fr

TROUBLES DU SOMMEIL : C’EST GRAVE DOCTEUR ?

TROUBLES DU SOMMEIL : C’EST GRAVE DOCTEUR ?

Difficultés d’endormissement, nuit coupée en deux, insomnie, sommeil trop court, épuisement au réveil, les troubles du sommeil sont l’un des principaux motifs de consultation chez le médecin.

ETRE À L’ÉCOUTE DES SIGNAUX ENVOYÉS PAR SON CORPS

Bâillements, yeux qui piquent et paupières qui se ferment indiquent le train du sommeil qui passe, prenez-le. Il est inutile et inefficace de se coucher sans sommeil ou à heure fixe tous les soirs. Le risque ? il peut se mettre en place une vraie insomnie chronique.

LES PETITS RITUELS NÉCESSAIRES

Les processus biologiques d’endormissement (horloge interne du cerveau qui commande la rythmicité du sommeil, fabrication des substances hypnogènes) ont besoin de signaux extérieurs pour comprendre que le processus est bien en route : pour l’enfant comme pour l’adulte, lavage des dents, tisane, toilette, volets clos, déshabillage ou enfilage des vêtements de nuit, lecture, mots croisés…

LE SOMMEIL DE L’ADULTE ET DU SENIOR

En vieillissant, il faut définitivement faire une croix sur l’idée d’un sommeil d’un seul tenant, profond et totalement réparateur qui durera comme à 20 ans de 23 heures à 8 heures du matin. Le sommeil a tendance à être plus court, plus léger avec globalement plus d’éveils et moins de sommeil profond. Il devient plus difficile de s’endormir et de maintenir son sommeil.

QUAND FAUT-IL CONSULTER ?

Si la fatigue traîne malgré le repos, il faut consulter son médecin. Certains troubles peuvent altérer la qualité des nuits comme la survenue de la ménopause, le syndrome des « jambes sans repos », le somnambulisme, les problèmes de thyroïde, le stress, l’anxiété, la dépression ou la nervosité, les ronflements s’accompagnant de petits arrêts respiratoires épuisants (apnées du sommeil). En traitant la cause réelle, le médecin améliorera l’insomnie ou la supprimera. En l’absence de fatigue au réveil, de somnolence , de difficultés de concentration ou de l’attention, pas de souci à se faire, le sommeil est de qualité même si on a envie d’une petite sieste dans la journée.

LE SOMMEIL DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT MENACÉ:

EN 30 ANS, LES ADOS ONT PERDU ENTRE DEUX ET TROIS HEURES DE SOMMEIL PAR NUIT ! 17% DES ADOS SE PLAIGNENT D’INSOMNIE ET LE TIERS D’ENTRE EUX PRÉSENTE UNE SOMNOLENCE PATHOLOGIQUE. LES PLUS JEUNES NE SONT PAS EN RESTE : 14% DES ENFANTS D’ÂGE SCOLAIRE ONT DES DIFFICULTÉS D’ENDORMISSEMENT AVEC DES CONSÉQUENCES PARFOIS SÉRIEUSES SUR LEUR APPRENTISSAGE, 4% PRENNENT DES SOMNIFÈRES. (SOURCE : RÉSEAU MORPHÉE : WWW.RESEAU-MORPHEE.ORG )

Contre les virus de l’hiver, il y a les gestes-barrières !

Contre les virus de l’hiver, il y a les gestes-barrières !

Un hiver loin des rhinites, bronchites, grippes et autres gastro-entérites, comment y parvenir ? Pas de recette miracle mais des réflexes simples et des conseils de bon sens qui aideront chacun à éviter les virus de l’hiver.

Le retour de l’hiver signe immanquablement celui des nez qui coulent et des éternuements. Chaque année, on compte 2 à 6 millions de malades de la grippe, un tiers des enfants de moins de 2 ans sont touchés par la bronchiolite, sans parler des gastro-entérites, des rhumes et des bronchites… Pourtant, il n’y a pas de fatalité si l’on suit les conseils qui suivent et que l’on adopte les gestes-barrières pour éviter d’attraper un virus ou de le transmettre à son entourage.

Les gestes anti-contagion

Pour se protéger et protéger les autres, quelques gestes simples peuvent contribuer à éviter les virus de l’hiver et constituer un bouclier contre les virus.

Tout d’abord, se laver les mains. Cela paraît évident, mais ce petit geste constitue LA mesure d’hygiène la plus efficace pour éviter la transmission des virus. Il faut se laver les mains avant et après s’être occupé d’un bébé ou avoir touché de la nourriture, et après s’être mouché, avoir toussé, rencontré un malade, pris les transports en commun, toutes situations dans lesquelles on est susceptible de croiser un virus. Il est important de se laver à l’eau et au savon (ou avec une solution hydroalcoolique, comme les gels pour les mains) pendant au moins 30 secondes, en insistant sur les ongles et sans oublier jointures et poignets.

Ensuite, empêcher les microbes de passer facilement d’une personne à l’autre en se couvrant le nez et la bouche en cas d’éternuement ou de toux. Il est conseillé d’utiliser un mouchoir, un tissu ou son coude plutôt que sa main. Cela évite de contaminer les autres. Puis, en cas de nez encombré ou qui coule, toujours se servir de mouchoirs jetables, et les mettre effectivement dans une poubelle fermée après un seul usage. Les microbes peuvent survivre à l’air libre (8 à 12 h en ce qui concerne le virus de la grippe), et réutiliser ses mouchoirs entraîne une surinfection. Enfin, éviter autant que possible tout contact entre les mains et le visage, dont le nez, la bouche et les yeux qui sont des portes d’entrée idéales pour les virus. Même si l’on sait qu’en moyenne la main touche le visage jusqu’à 3 000 fois par jour… Sans oublier, bien sûr, de se laver les mains !

En cas d’atteinte par les virus de l’hiver

Malgré tous ces efforts, il peut arriver que les virus de l’hiver soient les plus forts. Que faire alors ?

En premier lieu, rester chez soi autant que possible, pour éviter de transmettre à d’autres le virus dont on est atteint, et prendre contact avec un médecin si son état le nécessite. Il est recommandé d’aérer son logement tous les jours afin de renouveler l’air.

S’il faut sortir malgré tout, il est important de toucher et d’embrasser les autres le moins possible, de ne pas saisir d’objets avec lesquels les autres peuvent eux aussi entrer en contact (et qui les contamineraient, les microbes s’y étant déposés : couverts, verres, téléphone, télécommande…). Sans oublier de nettoyer à l’eau et au savon les objets que l’on a pu souiller. Pour finir, quand on est malade, le port d’un masque chirurgical est recommandé, surtout si l’on rend visite à des personnes fragiles ou malades.

Les 7 gestes-barrières

À titre préventif :

  • Geste 1 : se laver les mains,
  • Geste 2 : se couvrir le nez et la bouche quand on tousse ou éternue,
  • Geste 3 : se moucher dans un mouchoir à usage unique,
  • Geste 4 : éviter de se toucher le visage, en particulier le nez et la bouche.

 

Si l’on est atteint par les virus de l’hiver :

  • Geste 5 : limiter les sorties, contacter le médecin si besoin,
  • Geste 6 : limiter les contacts directs et indirects,
  • Geste 7 : porter un masque, notamment en cas de contact avec des personnes fragiles.