Actualités - newsletter

Actualités Newsletter

StopBlues, un site et une appli pour prévenir le mal-être

StopBlues, un site et une appli pour prévenir le mal-être

Une équipe Inserm a développé StopBlues, un dispositif numérique pour agir sur le mal-être psychologique qui, s’il n’est pas reconnu, peut conduire à des troubles plus sévères comme la dépression ou le suicide

Un dessin de téléphone avec le logo StopBlues

Chaque année on compte en France 200 000 tentatives de suicide et 10 500 décès par suicide, soit près de trois fois plus que par accidents de la circulation… Sans compter que ces chiffres sont forcément sous-évalués, tant le tabou en la matière est grand. La prévention, elle, reste complexe. « Il y a deux façons d’intervenir pour prévenir le suicide : soit on agit sur toute la population, ce qui permet au final d’atteindre les personnes cibles, soit on agit a posteriori sur la population qui a déjà fait une tentative de suicide. Jusqu’à aujourd’hui les actions se focalisaient sur ce deuxième axe, qu’on appelle la prévention secondaire. Mais rien n’existait pour prendre en charge la souffrance avant qu’une personne ne passe à l’acte« , explique Karine Chevreul, directrice adjointe de l’unité Épidémiologie clinique et évaluation économique appliquées aux populations vulnérables* à Paris. Pour combler le manque de prévention dite « primaire », la chercheuse et ses collègues ont développé une approche originale : StopBlues.

Cet outil de e-santé vise à combattre le mal-être qui, s’il n’est pas reconnu, peut conduire à des troubles plus sévères comme la dépression ou le suicide. Un site Internet et une application mobile permettent d’accéder à tout un ensemble d’informations et d’outils, comme des vidéos sur la dépression, des quiz, des solutions telles que des exercices de relaxation ou de psychologie positive, ainsi qu’une cartographie des ressources locales – médecins, associations… – vers lesquelles se tourner pour se faire prendre en charge.

Combattre le déni

Si les scientifiques ont eu l’idée de se tourner vers ces deux outils numériques aussi bien universels qu’anonymes, c’est avant tout pour dépasser un des principaux obstacles auxquels se heurte la prévention. « Aujourd’hui les personnes en souffrance psychologique sont dans le déni : 80 à 90% des personnes qui se suicident sont allées consulter un médecin, mais pour tout autre chose… Elles n’ont pas osé se confier, observe Karine Chevreul. Ressentir un mal-être ou évoquer le suicide est encore associé à une faiblesse, alors les personnes en souffrance n’en parlent pas, jusqu’au jour décisif… » Pour lutter contre ce déni, StopBlues véhicule l’idée, au travers des explications sur les signes et les causes multiples du mal-être, que celui-ci peut toucher tout le monde et qu’on en est en rien responsable.

Et parce que cette culture de dénigrement du mal-être psychologique ne touche pas que les personnes qui en sont victimes, des informations sont aussi destinées à leurs proches. « Quand une personne qui ne va pas bien se décide enfin à le partager avec sa famille, ses amis, ceux-ci doivent être en mesure de l’accueillir de façon appropriée, notamment pour ne pas entretenir le sentiment de faiblesse et le déni, précise la chercheuse. Sur StopBlues, nous expliquons par exemple comment réagir, quels mots utiliser, comment orienter ses proches vers un médecin… »

Évaluer le mal-être

Les quiz sont au centre du dispositif. Subit-on un mal-être ? Quelle est sa sévérité ? Ces questions sont souvent difficiles à aborder avec un médecin, sans compter que les manifestations variées du mal-être n’aident pas à poser soi-même un diagnostic : selon les individus, le sentiment de malaise peut s’exprimer par l’anxiété, la tristesse, la fatigue, l’irritabilité, les troubles du sommeil, un sentiment d’échec, d’inutilité, de dévalorisation, l’impuissance à trouver des solutions à ses problèmes en passant par des troubles addictifs ou du comportement alimentaire… »Lorsqu’une personne a des doutes sur ce qu’elle ressent, l’auto-évaluation reste possible au travers de questionnaires. Ceux-ci ont été mis au point grâce à l’abondante littérature scientifique disponible en la matière, dont le test PHQ-9, très efficace et qui évalue en seulement neuf questions la présence et la sévérité de la dépression, décrit la spécialiste. C’est également un outil qui permet aux personnes de suivre l’évolution de leur mal-être une fois qu’elles sont prises en charge, car ce test est très sensible au changement. Et constater des améliorations peut se révéler encourageant dans le processus de guérison. »

Les chercheurs n’entendent pas s’arrêter là : « Nous avons également le projet de développer une application spécifiquement dédiée à la prévention du suicide chez les 15-25 ans, pour lesquels les conditions du mal-être ne sont pas les mêmes que dans la population plus âgée, ainsi qu’une application en lien avec les souffrances psychiques liées au travail« , décrit Karine Chevreul.

www.info-depression.fr en savoir plus pour en sortir

www.info-depression.fr en savoir plus pour en sortir

www.info-depression.fr fournit les informations pour distinguer la « déprime » de la vraie dépression, inciter au dialogue, accompagner les proches, connaître les modalités de prise en charge et la variété des intervenants professionnels.

Sites et numéros de téléphone d’écoute et de soutien

SOS Amitié

S.O.S. Amitié offre, à tous ceux qui choisissent d’appeler, la possibilité de mettre des mots sur leur souffrance et, ainsi, de prendre le recul nécessaire pour retrouver le goût de vivre. Le site donne les numéros d’appel de chaque région et offre aussi un service d’écoute web (anonymat, confidentialité et non directivité).

http://www.sos-amitie.org

SOS Dépression

Cette ligne offre une écoute psychologique ponctuelle et une éventuelle orientation par des professionnels, anonyme et sans jugement, 7j/7 et 24h/24.
08 92 70 12 38 (0.33 cts/min)

http://sosdepression.org

SOS Suicide Phénix

Accueil et écoute des personnes confrontées au suicide, 7j/7 de 16h à 20h.
Numéro national : 0825 120 364 (15ct / min) :
Numéro régional Île-de-France : 01 40 44 46 45 (prix d’un appel local)

http://www.sos-suicide-phenix.org

Suicide écoute

Accueil et écoute des personnes confrontées au suicide, 24h/24, 7j/7
01 45 39 40 00 (prix d’un appel local)

http://www.suicide-ecoute.fr/

Écoute-famille

01 42 63 03 03 (prix d’un appel local) : cette ligne d’écoute créée par l’Unafam est destiné aux familles ayant un proche en souffrance psychique. Des psychologues conseillent et orientent les familles.

Haut de page

Associations

L’Association France Dépression

Association française contre la dépression et la maladie maniaco-dépressive (loi 1901), soutient les personnes dépressives et leur entourage : groupes de parole, permanence téléphonique, conférences, activités conviviales… Ses membres sont des personnes confrontées à la maladie : patients, parents, amis, ou professionnels de la santé (médecins, psychologues, assistantes sociales, infirmiers…).

Plusieurs associations régionales existent, renseignez-vous sur le site web :

http://www.france-depression.org

L’Unafam (Union nationale des amis et familles de malades psychiques)

Les bénévoles des 97 sections départementales accueillent, soutiennent les familles et défendent leurs droits. L’Unafam organise des formations afin d’aider les proches confrontés à la maladie psychique. Des réunions, groupes de parole, conférences-débats, congrès ainsi qu’une revue et des brochures, participent également à cette mission de formation et d’information à laquelle des spécialistes, psychiatres, psychologues, juristes et assistantes sociales apportent leur concours.

Les coordonnées des sections départementales sont disponibles au 01 53 06 30 43 et sur le site web :

http://www.unafam.org

La F.N.A.Psy

Fédération Nationale des Associations d’(ex) patients en psychiatrie qui regroupe actuellement une cinquantaine d’associations. Elle soutient les associations membres et les représente auprès des instances concernées. Elle facilite le développement et l’entraide des associations et aide à leur création. La F.N.A.Psy remplit également une mission d’information vers ses associations membres comme vers le grand public.

Vous trouverez notamment sur leur site les contacts d’une cinquantaine d’associations membres partout en France :

http://www.fnapsy.org/

Le Psy-Com 75

Syndicat interhospitalier qui regroupe les 4 établissements de santé mentale du département de Paris et l’association de santé mentale du 13° arrondissement, afin de mettre en œuvre une politique de communication externe en matière de santé mentale. Son objectif est de mieux faire connaître la réalité des maladies et le dispositif de soins offert par le service public.

Si vous êtes parisien, leur site Internet permet de trouver un lieu où consulter, le secteur dont vous dépendez, les associations locales, les rencontres et conférences…

Pour tout le monde, le site du Psy-Com 75 propose aussi de l’information générale, notamment sur les droits des patients, les traitements, l’organisation des soins…

http://www.psycom75.org

 

Plus spécifiquement pour les enfants et les adolescents

Fil Santé Jeunes

Informations, questions-réponses individualisées, forums, chats dans les domaines de la santé physique, psychologique et sociale des jeunes.

0800 235 236 (appel anonyme et gratuit depuis un poste fixe) : écoute, information et orientation des jeunes dans les domaines de la santé physique, psychologique et sociale. Ouvert 7j/7 de 8h à minuit.

http://www.filsantejeunes.com

Phare Enfants-Parents

0 810 810 987 (prix d’un appel local depuis un poste fixe) : écoute des parents et des enfants en difficulté, prévention du mal-être et de l’autodestruction des jeunes, du lundi au vendredi de 9h30 à 18h.

Site d’information et d’orientation contribuant à combattre le mal-être des jeunes :

http://www.phare.org

Dépression : Mieux la comprendre pour la guérir durablement

Dépression : Mieux la comprendre pour la guérir durablement

La dépression est une maladie qui touche tous les âges, depuis l’enfance jusque très tard dans la vie. Ses nombreux symptômes, parmi lesquels la tristesse ou la perte de plaisir, sont très handicapants et accroissent le risque suicidaire. La maladie peut être soignée efficacement grâce aux médicaments antidépresseurs et à la psychothérapie. Toutefois, le risque de rechute est extrêmement présent et persiste plusieurs années après la rémission. Les chercheurs tentent de comprendre pourquoi certaines personnes sont plus vulnérables que d’autres à la dépression. Au fur et à mesure de leurs découvertes sur les mécanismes de la maladie, de nouvelles pistes thérapeutiques se profilent.

  • 1 personne sur 5 a souffert ou souffrira d’une dépression au cours de sa vie
  • Un facteur de risque de suicide important : 5 à 20% des patients se suicident
  • Des traitements efficaces dans 70% des cas

Comprendre la dépression

Des symptômes clairement identifiés

Le diagnostic de la dépression répond à des critères très précis fixés par l’Organisation mondiale de la santé (CIM-10, en anglais) et l’Association américaine de psychiatrie (DSM-5, en anglais). Il existe neuf symptômes caractéristiques de la dépression. Pour que le diagnostic de dépression puisse être posé, le patient dépressif doit en présenter au moins cinq, presque tous les jours depuis au moins deux semaines, dont obligatoirement l’un des deux premiers de la liste :

  • une tristesse quasi-permanente, avec parfois des pleurs (humeur dépressive) 
  • une perte d’intérêt et du plaisir à l’égard des activités quotidiennes, même celles habituellement plaisantes (anhédonie)
  • un sentiment de dévalorisation et de culpabilité excessif ou inapproprié
  • des idées de mort ou de suicide récurrentes, le sentiment que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue
  • un ralentissement psychomoteur
  • une fatigue (asthénie), souvent dès le matin
  • une perte d’appétit, souvent associée à une perte de poids
  • des troubles du sommeil avec en particulier des insomnies matinales
  • des difficultés attentionnelles, de concentration et de mémorisation

Pour les patients qui présentent entre 5 et 7 symptômes, la dépression est considérée comme légère à modérée. Au-delà de 8, elle est dite sévère. Des échelles d’autoévaluation (évaluation par le patient lui-même) ou d’hétéro-évaluation (par le médecin) permettent d’évaluer plus précisément la sévérité de ces symptômes, comme l’échelle de dépression de Hamilton (HDRS) ou encore l’échelle de dépression de Montgomery et Asberg (MADRS).

Pictogramme dépression, suicideLes rechutes, principal facteur de risque à moyen et long terme

Un premier épisode dépressif peut se résoudre par une rémission spontanée dans les 6 à 12 mois. Mais les épisodes isolés sont assez rares : une première dépression annonce souvent une récidive. Celle-ci intervient dans les cinq années suivantes dans 50 % à 80 % des cas.
Généralement, plus les récidives sont nombreuses, plus la dépression est sévère et le pronostic à long terme compromis. Certains facteurs, par exemple le fait de vivre seul, augmentent le risque de chronicisation de la dépression.
L’objectif du traitement est de réduire les symptômes mais aussi de limiter ce risque de récidive à moyen et long terme.

Pictogramme panneau attentionDe l’isolement au suicide, des complications dramatiques

Les symptômes dépressifs ont des répercussions familiales, sociales et professionnelles. En effet, il peut être difficile pour l’entourage de comprendre et d’accepter qu’un adulte se lève fatigué, pleure sans raison et n’ait envie de rien faire. Côté vie professionnelle, une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), datant de 2014, indique notamment qu’un homme présentant une dépression caractérisée a moins de chance que les autres de conserver son emploi à moyen terme : 82 % versus 93 % à 4 ans.

Selon un rapport de l’Académie de médecine, le risque de tentative de suicide est multiplié par 21 en cas d’épisode dépressif, et par quatre en cas de rémission partielle par rapport à la rémission complète. Au final, entre 5 à 20 % des patients se suicident. La majorité d’entre eux n’ont pas reçu d’antidépresseurs, faute de diagnostic ou de problèmes de suivi. Les personnes sous antidépresseurs au long cours ont un risque suicidaire moindre.

La dépression est en outre associée à une morbidité et une mortalité cardiovasculaire accrue. Elle altère le pronostic des patients présentant ce type d’affections. Elle est d’ailleurs le principal facteur de mortalité après un infarctus du myocarde.

évolutionUne maladie qui touche tous les âges

On estime que près d’une personne sur cinq a souffert ou souffrira d’une dépression au cours de sa vie. Les données de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé indiquent qu’en 2010, 7,5 % des 15-85 ans avaient vécu un épisode dépressif caractérisé au cours des 12 derniers mois, avec une prévalence deux fois plus importante chez les femmes que chez les hommes. Les chiffres varient par tranche d’âge :  6,4 % chez les 15-19 ans, 10,1 % chez les 20-34 ans, 9 % chez les 35-54 ans et 4,4 % entre 55 et 85 ans. Chez les hommes, la prévalence est maximale entre 45 et 54 ans (10,3 %).

La dépression ne concerne pas que les adultes. La prévalence des troubles dépressifs est estimée à entre 2,1 à 3,4 % chez l’enfant et à 14 % chez l’adolescent. Chez ces jeunes patients, le diagnostic est plus difficile à réaliser que chez l’adulte : les manifestations de la dépression varient en effet en fonction du stade de développement, qui modifie les capacités d’introspection et de communication.

Genre et santé, attention aux clichés ! Dépression – animation pédagogique – 1 min 22 (2017)

La dépression post-partum

L’arrivée d’un enfant entraîne souvent chez la mère des émotions excessives, avec des pleurs incontrôlés dans les jours qui suivent la naissance : c’est le baby blues. Les changements hormonaux brutaux et les facteurs émotionnels en sont la cause. La rémission est le plus souvent très rapide. Mais chez certaines femmes, cette humeur persiste et une dépression peut alors s’installer. Plusieurs facteurs accroissent le risque de dépression post-partum : se sentir seule, avoir des difficultés financières ou encore des antécédents de dépression. Cet état peut peser sur la relation précoce entre la mère et son enfant, voire menacer la bonne santé et la sécurité du nourrisson (en cas de difficultés à s’intéresser à l’enfant ou à s’en occuper). Une prise en charge rapide et efficace s’impose.

Buste attentionDes facteurs de risque en cours d’identification

Des situations et des événements de la vie (un décès, une perte d’emploi, une séparation…) sont associés à un risque accru de dépression. C’est aussi le cas de traumatismes précoces, notamment affectifs ou sexuels, survenus au cours l’enfance. Néanmoins, toutes les personnes exposées à ce type d’événements ne développent pas la maladie. De plus, certaines personnes font une dépression sans motif apparent. Il existe donc une susceptibilité individuelle à la dépression.

Cette vulnérabilité est en partie génétique. Ainsi, un individu dont l’un des parents fait une dépression a deux à quatre fois plus de risque d’être lui-même dépressif au cours de sa vie. Certaines variations génétiques associées à cette vulnérabilité ont été identifiées, par exemple au niveau des gènes codant pour le transporteur de la sérotonine (un neurotransmetteur) ou pour un facteur essentiel à la prolifération, la différenciation et la survie des neurones (le BDNF pour Brain-Derived Neurotrophic Factor). Néanmoins, l’impact de ces variations génétiques dépend de l’environnement. On parle d’interaction gène-environnement. Des travaux ont par exemple montré que certains des individus qui développent davantage de dépression et d’idées suicidaires après des stress précoces (menaces, abandon, violences, abus pendant l’enfance) sont ceux qui possèdent des « versions courtes » du gène codant pour le transporteur à la sérotonine.

D’autres mécanismes semblent impliqués. Ainsi, un déficit dans la régulation du système de réponse au stress (l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien) et des anomalies des neurones de l’hippocampe (région du cerveau impliquée dans la cognition et les émotions) sont souvent observés chez les patients sévèrement déprimés. Ces deux phénomènes sont d’ailleurs vraisemblablement liés : l’altération de la réponse au stress conduit à une sécrétion anormalement élevée de cortisol(l’hormone du stress) qui est potentiellement neurotoxique et peut entraîner une désorganisation, voire une dégénérescence neuronale dans l’hippocampe. L’augmentation de la sécrétion de cortisol entraîne en effet une diminution de la production du BDNF (Brain Derived Neurotrophic Factor), un facteur essentiel à la prolifération, la différenciation et la survie des neurones.

Des traitements efficaces dans près de 70 % des cas

L’objectif du traitement de la dépression est la réduction des symptômes et de leurs répercussions dans la vie quotidienne, ainsi que la prévention de récidives ultérieures. Les traitements antidépresseurs et/ou la psychothérapie permettent d’obtenir une guérison dans 67 % des cas, parfois après plusieurs séquences de traitement.

  • Les antidépresseurs
    Les médicaments antidépresseurs ciblent en général les neurones à sérotonine et/ou noradrénaline et/ou dopamine. Ils stimulent la neurotransmission monoaminergique par divers mécanismes. Leur efficacité n’est pas immédiate : l’amélioration des symptômes s’observe le plus souvent après 3 semaines de traitement, parfois plus.
    Ces médicaments doivent être pris régulièrement pendant 6 à 12 semaines pour surmonter la phase aiguë de la dépression. Le traitement doit se prolonger 4 à 9 mois (phase de consolidation) pour en maintenir le bénéfice et réduire le risque de rechute. Lorsqu’un patient en est à son troisième épisode dépressif ou plus, le traitement doit se prolonger pendant plusieurs années pour éviter une nouvelle récidive (on parle de phase d’entretien). Les données varient sur la durée optimale du traitement, qui peut aller jusqu’à 5 ans.
    L’arrêt du traitement avant la durée recommandée par le médecin expose à un risque plus élevé d’échec de guérison, à moyen ou long terme. Cet arrêt doit en outre se faire de manière progressive, habituellement sur une durée de quelques semaines.
    Un premier traitement antidépresseur est efficace dans 40 % des cas. En cas d’échec de deux, voire trois séquences thérapeutiques successives, les chances de succès avec un nouveau traitement chutent à 13 %.
  • La psychothérapie
    La psychothérapie peut être recommandée, seule en cas de dépression légère ou en association avec les antidépresseurs dans les formes plus sévères. Elle peut améliorer les symptômes dépressifs et anxieux, diminuer la fréquence des récidives et même conduire à une rémission durable. La thérapie cognitivo-comportementale a notamment fait la preuve de son efficacité dans la prise en charge de la dépression.
  • L’électroconvulsivothérapie 
    L’électroconvulsivothérapie (électrochocs) a sa place dans le traitement de la dépression sévère, résistante aux antidépresseurs et à la psychothérapie. Elle peut aussi être utilisée en situation d’urgence (risque suicidaire très élevé). Son efficacité est très bonne, avec 80 à 90 % de taux de réponse. Concrètement, lors d’une séance d’électroconvulsivothérapie le patient est placé sous anesthésie générale et un courant électrique est appliqué au niveau de la zone frontale de son cerveau. Deux à trois séances sont réalisées par semaine. L’amélioration des symptômes est rapide, s’observant après quelques séances. Parfois un traitement d’entretien est nécessaire, avec environ une séance par semaine ou tous les 15 jours, voire de façon plus espacée.
  • Stimulation magnétique transcrânienne / Stimulation cérébrale profonde
    La stimulation magnétique transcrânienne (TMS) est une alternative thérapeutique possible pour les personnes souffrant de dépression. L’utilisation de la stimulation cérébrale profonde est en revanche expérimentale et ne s’adresse qu’aux formes très résistantes de la maladie. En France, seule une dizaine de patients souffrant de dépression a été éligible à la stimulation cérébrale profonde. La technique consiste à implanter deux électrodes dans des régions cérébrales profondes (notamment dans le cortex cingulaire antérieur sous-génual ou le striatum ventral). Les modifications électriques de l’activité des neurones ciblés peuvent très significativement réduire la sévérité des symptômes, avec 50 à 60 % de réponse favorable.

Les enjeux de la recherche

Les chercheurs tentent de mieux comprendre la dépression et s’orientent pour cela dans des voies très variées : génétique, anatomique, inflammatoire.

Les observations qui découlent de ces travaux renseignent progressivement sur les mécanismes de la maladie et permettent d’envisager de nouvelles cibles thérapeutiques. Il apparaît ainsi par exemple que la dépression est associée à une élévation du taux de plusieurs facteurs d’inflammation, comme des cytokinesproinflammatoires (interleukine 6, TNF alpha) et la protéine C réactive (CRP). L’implication des neurostéroïdes ou des endocannabinoïdes est aussi à l’étude. Des modifications des concentrations périphériques de certains neurostéroïdes (DHEA, alloprégnanolone…) ou d’endocannabinoïdes (anandamine, 2-AG) ont en effet été observées chez les patients déprimés.

Les chercheurs tentent par ailleurs d’identifier des marqueurs de réponse aux traitements qui permettraient de choisir d’emblée la bonne stratégie thérapeutique pour chaque patient. Des travaux ont par exemple montré qu’une hypoactivité du cortex insulaire (impliqué dans la réponse émotionnelle) est associée à de bonnes chances de rémission par thérapie cognitive mais à une faible réponse aux antidépresseurs. A l’inverse, si cette région corticale est hyperactive les antidépresseurs donneront de meilleurs résultats que la thérapie comportementale. Par ailleurs, des modifications de l’activité fonctionnelle au niveau du cortex orbitofrontal (qui joue un rôle majeur dans la régulation des émotions) semblent également associées à une bonne réponse à certains antidépresseurs. Enfin, l’activité des récepteurs à la sérotonine pourrait aussi constituer un marqueur de réponse aux traitements : les chances de rémission sont en effet plus élevées si ce récepteur fixe fortement la sérotonine au niveau cérébral.

Lutter contre la dépression – interview – vidéo extraite de la plateforme Corpus (2014)

L’identification de marqueurs de vulnérabilité permettant de prédire une rechute après un premier épisode dépressif est un autre champ de recherche. Pour les découvrir, les chercheurs mesurent les concentrations de différents marqueurs associés à la dépression et regardent comment elles évoluent en cas de rémission. Il a ainsi été montré que le taux de monoamine oxydase (impliquée dans la dégradation de la sérotonine, noradrénaline et de la dopamine) mesuré dans le cerveau est associé au risque de rechute : si ce taux reste élevé après une première phase de traitement, cela laisse présager d’une rechute. Le pronostic est meilleur si ce taux diminue. D’autres travaux récents montrent que les personnes qui ont des taux de cortisol (l’hormone du stress) élevés après traitement par antidépresseur sont plus à risque de récidive dans les 2 à 3 ans qui suivent que celles dont les taux sont plus faibles. Des travaux similaires sont actuellement menés sur certains récepteurs de la sérotonine.

Voyage et grossesse, les bons gestes qui peuvent sauver les vacances

Voyage et grossesse, les bons gestes qui peuvent sauver les vacances

Grossesse et vacances agréables ne sont pas incompatibles, mais mieux vaut prendre quelques précautions. Guide pratique.

Sauf avis contraire du corps médical, la grossesse n’empêche pas d’aller crapahuter sur la dune du Pilat ou de faire l’étoile de mer dans les Cyclades. Ceci étant dit, il convient tout de même de prendre quelques précautions pour savourer des vacances dignes de ce nom.

Un check-up avant le départ

Pour bien démarrer ses congés estivaux, «l’idéal est de faire un examen obstétrical avant le voyage, afin de s’assurer de sa tension, de vérifier l’état du col et le cœur du bébé», rappelle Marie Le Bartz, sage-femme acupunctrice. La formalité permettra d’être à l’aise dans ses tongs une fois arrivée sur le lieu de villégiature

Le mode de transport

Quelque soit le moyen de transport, la sage-femme l’assure, aucune durée de voyage n’est à proscrire lorsque l’on est enceinte. L’enjeu est alors d’optimiser son confort et d’adopter quelques réflexes.

L’avion : inutile de rappeler qu’au moment de l’achat des billets, il est fortement conseillé de prendre en compte le terme de sa grossesse et de vérifier ensuite le stade de grossesse maximum auquel ladite compagnie accepte les femmes enceintes. «Tout dépend de la compagnie mais généralement, on ne peut plus prendre l’avion après 32-34 semaines de grossesse, soit après le septième mois», indique la professionnelle.

Mais le terme de grossesse importe moins que les risques de maladie tromboembolique veineuse et de phlébite. «Les veines ont tendance à se dilater en raison des hormones libérées pendant la grossesse. En plein vol, la pression atmosphérique et le manque de mobilité accentue le phénomène», indique la sage-femme. D’où l’importance de porter des bas de contention et de les enfiler dès le matin, au réveil. Parfois, la grossesse est stipulée sur la carte d’embarquement. Si ce n’est pas le cas ou si la grossesse n’est pas très visible, la professionnelle conseille d’informer les hôtesses de l’air de son état en arrivant. En vol, on pense également à se lever toutes les deux heures et à s’hydrater, de l’intérieur comme de l’extérieur.

Le train et la voiture : ces deux moyens de transports ne nécessitent aucune précaution particulière. En train, on se lève et on marche régulièrement. «En voiture, on s’assure que la conduite soit douce et on peut aussi incliner le siège pour plus de confort et éviter que la position n’appuie trop sur le col», conseille Marie Le Bartz.

Le bâteau : une fois encore, aucune précaution n’est à prendre ici. Mieux vaut peut-être attendre que les nausées de début de grossesse soient passées pour emprunter ce moyen de transport. Au risque de passer un trajet très éprouvant.

La destination

À l’étranger : les zones endémiques où sévit le virus Zika sont contre-indiquées. «Celles du paludisme ne le sont pas strictement mais il faut adopter des mesures de protection sur place – produits répulsifs anti-moustiques, dormir sous une moustiquaire, éviter de sortir après le coucher du soleil…», indique la professionnelle.
Il est primordial de toujours informer son médecin de la destination du voyage et de consulter le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de veille sanitaire.

Sur place

Pour bien faire, on conserve son dossier médical sur soi. À l’intérieur ? «Ses prises de sang et autres examens, mais aussi les coordonnées de sa maternité, pour faciliter le fax de documents si besoin», avertit Marie Le Bartz.

En termes d’alimentation, il est indispensable de respecter quelques règles hygiéno-diététiques pour prévenir le risque hépatique. On évite ainsi toute nourriture crue, et on ne boit pas l’eau du robinet. «On préfèrera aussi toujours les boissons en bouteille, ou l’on demandera à ce que l’on nous les serve sans glaçons», ajoute la spécialiste.

Protection solaire et activités

Si l’on ne saurait que trop conseiller à tout voyageur d’emmener son stock de crème solaire sur son lieu de vacances, le conseil vaut d’autant plus pour les femmes enceintes. La sage-femme l’explique : «les hormones de la grossesse développent une hyper photosensibilité lors de l’exposition au soleil, ce qui peut entraîner l’apparition du célèbre « masque de grossesse » (des taches brunes sur le front, les joues et le menton, NDLR). Portez le plus souvent un chapeau et protégez-vous avec un indice 50.»

Concernant les activités pratiquées, seule la plongée sous-marine est interdite aux femmes enceintes et ce dès le début de la grossesse. Pour le reste, il suffit d’éviter les sports au cours desquels on peut chuter ou prendre des coups. Il suffit de s’écouter et d’adapter l’emploi du temps à sa forme. Ainsi, «on opte pour des activités que l’on peut arrêter si l’on sent des tiraillements», illustre Marie Le Bartz. Si l’on est une habituée des randonnées, rien ne nous empêche donc d’en effectuer, tout en s’y prêtant progressivement. Si l’on n’est pas sportive, on mettra en revanche un bémol sur le trek dans les Rocheuses canadiennes.

Quelle crème solaire pour une femme enceinte ?

Quelle crème solaire pour une femme enceinte ?

La peau des femmes enceintes est particulièrement sensible au soleil. Indice SPF, composition, texture… voici quelques éléments pour bien choisir sa protection.

Pour un été ensoleillé et en toute sécurité, vers quelle crème solaire les femmes enceintes peuvent-elles se tourner ? Pas de produit spécifique, mais la vigilance est de mise. Même si «les risques sont les mêmes pour tout le monde», selon Elisabeth Berrissoul, dermatologue et directrice médicale de la plateforme Epiderm, d’autres paramètres entrent en jeu pour les futures mamans au moment de s’exposer au soleil.

En tête de liste : le masque de grossesse, un problème de pigmentation qui touche tout particulièrement le visage et se manifeste sous la forme de «taches pigmentées sur le front, les pommettes, ou encore les maxillaires inférieures», détaille la dermatologue. «Dans environ 70% des cas, il disparaît dans l’année qui suit l’accouchement. C’est un problème purement esthétique.» Autre désagrément bénin : la ligne brune qui s’étend verticalement au centre du ventre, due à un bouleversement hormonal causé par le placenta, et qui disparaît normalement quelques semaines après l’accouchement. De manière générale, le ventre doit être protégé comme les autres parties du corps.

Les grains de beauté, eux, peuvent se révéler plus inquiétants. De nouvelles petites taches peuvent apparaître pendant la grossesse, qu’il est nécessaire de surveiller : «Si le grain de beauté n’est pas régulier au niveau de la couleur ou de la forme, il faut consulter un dermatologue». Le traitement préventif ? «Il faut se protéger. Je dirais même qu’il faut tirer une croix sur le bronzage !»

Grosso modo, la solution pour profiter des bienfaits du soleil sans prendre aucun risque, c’est d’opter pour une crème solaire à indice SPF 50+ appliquée toutes les deux heures sur le visage et toutes les parties exposées du corps, et un bon chapeau.

Une crème 100% « pregnant friendly » ?

Mais faut-il utiliser une crème solaire spécifique lorsque l’on est enceinte ? Elisabeth Berrissoul se veut rassurante : «La plupart des crèmes solaires ne posent pas de souci. Tout dépend en réalité de son type de peau.» La spécialiste fait confiance aux marques vendues en parapharmacie : Avène, Vichy, La Roche-Posay… Et propose d’adopter les produits formulés pour enfant tout en nuançant : «Ils peuvent former un masque blanc sur le visage». Le plus simple reste d’étudier la composition des produits, avant de les acheter.

Les paranoïaques de l’épiderme peuvent tout de même adopter une routine spéciale. Bioderma propose également un produit ciblant le masque de grossesse : la crème teintée protectrice Photoderm M… À utiliser à petites doses, selon l’experte : «se tartiner de crème» n’est pas une excuse pour s’exposer davantage aux rayons UV. La meilleure méthode pour se protéger de leurs méfaits ? Rester à l’ombre entre 12 heures et 16 heures, et attendre plutôt les fins d’après-midi ensoleillées pour sortir le bout du nez.

Six astuces pour bien vivre sa grossesse cet été

Six astuces pour bien vivre sa grossesse cet été

Coup de chaleur, nausées… L’été n’est pas toujours synonyme de plaisir lorsque l’on est enceinte. Heureusement, quelques conseils pratiques permettent de prévenir les maux des vacances.

Boire beaucoup d’eau

Même si cette recommandation est valable toute l’année, elle s’avère d’autant plus importante l’été : «Avec la chaleur, on se déshydrate beaucoup plus vite. C’est pourquoi il est important de boire 2 litres d’eau par jour lorsque l’on est enceinte, afin d’éviter toute forme d’infection urinaire», explique la gynécologue et obstétricienne Véronique Cayol. Et pour encore plus d’efficacité, «buvez de l’eau pétillante, car le sel qu’elle contient réhydrate bien mieux le corps que l’eau plate», ajoute la gynécologue et obstétricienne Brigitte Aubertel.

Se protéger du soleil

Le soleil peut être très néfaste lorsque l’on attend un heureux événement : «Protéger son visage et son corps est obligatoire, afin d’éviter l’apparition du fameux « masque de soleil ». Autrement dit, des tâches sur la peau qui peuvent s’avérer irréversibles», souligne le Dr Véronique Cayol. Interdiction donc de faire le sandwich sur la plage sans chapeau, sans tee-shirt, et sans crème indice 50 sur le corps.

Éviter les sports dangereux

Le terme «dangereux» ne symbolise pas uniquement les sports à sensations (comme le wake ou le ski-nautique), puisque même votre balade en vélo du dimanche peut (aussi) s’avérer risquée : «En réalité ce n’est pas le type de sport qui importe mais le risque de chute. À partir de 4 mois de grossesse, on est en effet moins leste, c’est pourquoi les sports tels que le roller, le vélo, le tennis, le judo, l’équitation et le footing sont fortement déconseillés», affirme le Dr Véronique Cayol.

À l’inverse, le yoga, la gym et la natation peuvent être pratiqués jusqu’au dernier moment : «L’été, la natation est le sport idéal pour se muscler tout en douceur», confie le Dr Véronique Cayol. Mais la marche à pied est également redoutablement efficace. «Marcher dans l’eau durant 20 minutes est radical pour diminuer les « jambes lourdes », une sensation très fréquente durant la grossesse», recommande le Dr Brigitte Aubertel.

Limiter sa consommation de sucre

Cependant, si vous tenez réellement à déguster votre traditionnelle glace menthe-chocolat, le Dr Brigitte Aubertel conseille de «manger sa glace avec le cornet, puisque celui-ci possède davantage de sucres lents, et améliore légèrement le pic d’insuline». En résumé, il suffit donc de consommer de tout sans excès, et de «profiter du temps libre des vacances pour privilégier le fait maison», ajoute la gynécologue.

Se méfier des produits des marchés

Même si un tour de marché fait partie de vos petits plaisirs de l’été, les produits proposés ne sont pas toujours bons pour la santé : «Il faut se méfier des fromages et charcuteries des marchés, qui peuvent transmettre la listériose, (bactérie qui se transmet à travers la charcuterie, rillettes, pâtés, fromages au lait cru, légumes mal lavés, tarama… NDLR) ou la toxoplasmose (parasites qui infestent la viande mal cuite, les légumes crus mal lavés, les herbes aromatiques… NDLR)», met en garde le Dr Véronique Cayol.

Le secret pour ne pas l’attraper ? Soit être déjà immunisée, en ayant déjà contracté cette maladie, soit en «lavant précautionneusement ses légumes, pour enlever les éventuels bouts de terre en contact avec ces parasites. Vous pouvez également utiliser la technique de la « stérilisation bio », c’est à dire en nettoyant votre salade avec du vinaigre d’alcool blanc pour tuer les bactéries», rapporte le Dr Brigitte Aubertel.

Écouter son corps

Lorsque le thermostat affiche 35 degrés, il paraît de bon augure de se reposer. Mais en réalité, tout dépend des besoins : «Ce n’est pas parce qu’il fait chaud que vous devez davantage vous reposer. Écoutez juste votre corps, et adaptez vos journées en fonction de votre état physique. Idem pour le sport», assure le Dr Véronique Cayol.

Brigitte Auberte, conseille elle «d’écouter son souffle, car lors d’une grossesse celui-ci est diminué et impacte les activités». Et pour ce qui est des tâches ménagères, n’oubliez pas de vous faire aider : «Chaque grossesse est précieuse, profitez en donc pour vous ménager», rappelle le Dr Brigitte Auberte.

Canicule : des gestes simples à adopter pour lutter contre la chaleur

Canicule : des gestes simples à adopter pour lutter contre la chaleur

Les prévisions météorologiques annoncent un épisode de chaleur pour les prochains jours dans plusieurs régions de France. Santé publique France rappelle les conseils simples à adopter, qui doivent s’appliquer à tous, y compris aux personnes en bonne santé, pour lutter au mieux contre les conséquences de la chaleur.

Pour une information en temps réel de la situation météorologique, vous pouvez consulter la carte de vigilance de Météo-France qui est mise à jour a minima deux fois par jour à 6h et 16h : http://vigilance.meteofrance.com.

Il est important de se protéger, même quand la chaleur est de courte durée. Les conseils de prévention s’appliquent particulièrement aux personnes fragiles (personnes âgées de plus de 65 ans, personnes handicapées ou malades, personnes dépendantes, femmes enceintes, jeunes enfants, personnes sans abri…) et aux travailleurs exposés à la chaleur, plus à risque de présenter des complications.

Précautions à prendre

  • Buvez régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif ;
  • Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps (au moins le visage et les avants bras) plusieurs fois par jour ;
  • Mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d’alcool ;
  • Evitez de sortir aux heures les plus chaudes et passez plusieurs heures par jour dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée…) ;
  • Evitez les efforts physiques ;
  • Maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais) ;
  • Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l’aide ;
  • Consultez régulièrement le site de Météo-France pour vous informer.

En voiture et lors de longs trajets

  • Pensez à emporter de l’eau et un brumisateur pendant les trajets en voiture ;
  • Arrêtez-vous régulièrement pour vous reposer et vous rafraîchir ;
  • Sur certaines aires d’autoroute des fontaines à eau ou des zones de brumisation sont mis à votre disposition ;
  • Si possible, décalez votre trajet aux heures les moins chaudes ;
  • Ne jamais laisser une personne seule dans une voiture, surtout un enfant car la température dans l’habitacle peut augmenter très vite.
COMMENT PROTÉGER MON ENFANT DU SOLEIL ?

COMMENT PROTÉGER MON ENFANT DU SOLEIL ?

Le message des dermatologues sont valables toute l’année, mais encore plus avant et pendant les vacances d’été. S’il faut éviter les heures de plein ensoleillement, il faut savoir que même le matin ou le soir les rayons solaires sont aussi néfastes pour nos enfants, y compris s’ils sont en mouvement et s’ils font du sport.

Face au soleil, la peau de votre enfant est vulnérable.

Il est donc primordial d’éviter d’exposer directement votre enfant au soleil.

Pour le protéger, appliquez-lui généreusement une crème solaire adaptée, garantissant sécurité et tolérance avec un indice de protection élevé (SPF 50+) et une protection anti-UVA.  Il faut choisir de préférence une crème qui résiste à l’eau et à la sueur. Pensez aux produits contenant uniquement des filtres solaires minéraux qui minimisent les risques d’intolérance liés à l’utilisation de filtres chimiques.

- Renouvelez cette application au moins une fois toutes les deux heures et après chaque bain ou frottement.

- Evitez toute exposition entre 11h et 15h.

- N’oubliez pas les protections vestimentaires indispensables : tee-shirt, lunettes, chapeau… La meilleure des protections et des préventions consiste à porter des vêtements. Le vêtement doit être mis sur la plage et pendant les baignades. Il sera la protection optimale choisie par les parents soucieux de la santé de leurs enfants.

Vichy Capital Soleil lait  enfants  SPF50 corps et visage New

Avène Solaires peaux sensibles Lait SPF 50+ enfants

Daylong solaires Kids SPF 50

Klorane enfant Spray solaire très haute protection SPF50+

Mustela Spray solaire très haute protection Visage et corps

 

Les risques de l’été : soyez vigilants !

Les risques de l’été : soyez vigilants !

Noyade accidentelle, risques solaires, maladies transmises par les moustiques, fortes chaleurs… : l’été n’est pas sans risques. Santé publique France rappelle quelques précautions à prendre pour que l’été rime avec sérénité.

Noyades, baignades

En mer, en rivière, en lac ou en piscine, l’été est souvent l’occasion de baignades et d’activités nautiques. Mais chaque été, les noyades sont responsables de nombreux décès accidentels, tant chez les enfants que chez les adultes et les seniors. Tous les âges et tous les lieux de baignade ont été concernés. Pour éviter les risques et profiter de l’eau sans danger, la Direction générale de la santé et Santé publique France rappellent les bons réflexes.

Au cours de l’été 2015, l’enquête NOYADES a recensé 1 266 noyades accidentelles, dont 436 décès, soit près de 4 décès par jour.

Risques solaires : pour que le soleil reste un plaisir

À la mer, en montagne, à la campagne et même en ville, protégez-vous du soleil. Nous profitons tous du soleil et en connaissons ses bienfaits : il dope le moral et favorise la fabrication de vitamine D. Cependant, on oublie parfois qu’il peut aussi présenter des risques. En France métropolitaine, c’est entre les mois de mai et d’août que le rayonnement solaire est le plus intense. Alors, pour toutes vos activités de plein air, que vous soyez dans votre jardin, à la terrasse d’un café, à la plage, à la montagne ou à la campagne, lorsque vous faites du sport ou tout simplement lorsque vous vous promenez… protégez-vous, pour que le soleil reste un plaisir.

L’exposition aux rayonnements ultraviolets (UV), d’origine naturelle ou artificielle, reste la première cause des cancers cutanés, dont le mélanome. 80 000 nouveaux cancers de la peau sont diagnostiqués chaque année

Chaleur et santé

En période estivale, les températures peuvent augmenter de façon considérable. L’exposition à des fortes chaleurs a un impact sur notre corps et les risques sur notre santé sont nombreux. Personnes âgées, nourrissons, enfants, adultes, femmes enceintes, travailleurs, sportifs… nous sommes tous à risque ! Il est important de se protéger, même quand la chaleur est de courte durée. Pour se préparer aux épisodes de fortes chaleurs, Santé publique France rappelle les conseils simples à adopter par tous.

  • Buvez régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif ;
  • Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps (au moins le visage et les avants bras) plusieurs fois par jour ;
  • Mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d’alcool ;
  • Evitez de sortir aux heures les plus chaudes et passez plusieurs heures par jour dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée…) ;
  • Evitez les efforts physiques ;
  • Maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais) ;
  • Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l’aide ;
  • Consultez régulièrement le site de Météo-France pour vous informer.
Le Nutri-Score : l’information nutritionnelle en un coup d’œil

Le Nutri-Score : l’information nutritionnelle en un coup d’œil

Pour rendre plus lisible et compréhensible l’étiquetage nutritionnel, un logo peut désormais être apposé sur les emballages. Conçu dans le cadre du Programme National Nutrition Santé, le Nutri-Score fera ainsi progressivement son apparition dans les rayons. Explications.

Obligatoire sur tous les aliments préemballés, le tableau des valeurs nutritionnelles est bien souvent difficile à décrypter pour les consommateurs. Valeur énergétique des produits, teneurs en graisses, acides gras saturés, glucides, sucres, protéines et sel pour 100 g ou 100 ml de produit : les informations y sont nombreuses. Pour en faciliter la compréhension, le règlement européen autorise l’apposition d’une information nutritionnelle complémentaire sur les emballages.

Dans le cadre de la loi de Santé de 2016, le gouvernement français a recommandé la mise en place d’une information nutritionnelle claire, visible, et facile à comprendre pour tous. L’objectif : améliorer l’information nutritionnelle figurant sur les produits et ainsi aider les consommateurs à acheter des aliments de meilleure qualité nutritionnelle.

Le Nutri-Score  en image

Quelle forme prend cette information nutritionnelle ?
C’est le Nutri-Score, un logo à 5 couleurs apposé sur la face avant des emballages, qui a été retenu pour présenter cette information.

Le Nutri-Score, grâce à une lettre et à une couleur, informe les consommateurs sur la qualité nutritionnelle d’un produit. Chaque produit est ainsi positionné sur une échelle à 5 niveaux allant :

  • du produit  le plus favorable sur le plan nutritionnel (classé A)
  • au produit le moins favorable sur le plan nutritionnel (classé E)

La catégorie à laquelle appartient l’aliment est mise en exergue sur le logo par une lettre plus grande.

Comment est calculé le score d’un produit ?

Pour classer chaque produit, des équipes de recherches internationales ont mis au point un score qui prend en compte, pour 100 grammes de produit, la teneur :

  • en nutriments et aliments à favoriser : fibres, protéines, fruits et légumes
  • en nutriments à limiter : énergie, acides gras saturés, sucres, sel

Après calcul, le score obtenu par un produit permet de lui attribuer une lettre et une couleur.

Pour tenir compte des spécificités de certaines familles d’aliments telles que les matières grasses ajoutées (beurre, huile), les fromages ou encore les boissons, la méthode de calcul du score a été adaptée.

Quels sont les produits concernés par le logo ?

À quelques exceptions près (herbes aromatiques, thés, cafés, levures, etc.), tous les produits transformés et les boissons sont concernés par le Nutri-Score. Les produits non transformés comme les fruits et légumes frais ou le poisson frais ne sont pas concernés, de même que les boissons alcoolisées.

Toutefois, l’application du Nutri-Score est facultative, elle repose sur le volontariat des entreprises de l’agroalimentaire et des distributeurs.

Comment le Nutri-Score vous aide-t-il à choisir les produits que vous achetez ?

Complémentaire des repères du PNNS qui recommandent, par exemple, de consommer au moins 5 fruits et légumes par jour ou de limiter la consommation de produits sucrés, le Nutri-Score peut vous aider lorsque vous faites vos courses à :

  • choisir entre plusieurs produits d’un même rayon : les céréales du petit-déjeuner, par exemple, peuvent avoir un score compris entre A et E. En un coup d’œil, vous pourrez choisir, parmi vos céréales préférées, celles qui ont la meilleure qualité nutritionnelle.
  • comparer la qualité nutritionnelle pour un même produit de différentes marques : les lasagnes à la bolognaise vendues en grande distribution, par exemple, peuvent être classées en A, B, C ou même D selon les marques

 

Pour en savoir plus, téléchargez la liste des industriels engagés en faveur du Nutri-Score (pdf – 0,23 Mo).