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Contre la grippe, le vaccin est le premier geste pour se protéger

Contre la grippe, le vaccin est le premier geste pour se protéger

Avec l’arrivée de l’hiver, on est toujours sûr d’une chose : l’épidémie de grippe va finir par arriver. D’origine virale, la grippe est une infection respiratoire aiguë très contagieuse qui reste imprévisible. Pour les personnes fragiles, elle peut entraîner des complications graves et des hospitalisations. Durant l’hiver 2017-2018, les hôpitaux français ont enregistré plus de 75 000 passages aux urgences liés à la grippe (1).

Certaines personnes sont particulièrement exposées aux risques de la grippe

Certaines personnes, plus fragiles, ont plus de risques de faire une forme grave de la grippe : les personnes de 65 ans et plus, les femmes enceintes, les personnes souffrant d’une maladie chronique (diabète, problèmes cardiaques ou pathologies respiratoires par exemple), et les personnes obèses (IMC supérieur à 40). Leur corps se défend moins bien contre le virus, et la grippe peut entraîner chez elles des complications graves, comme une pneumonie ou l’aggravation de leur maladie.

Grâce au vaccin, se protéger et protéger les autres

Le vaccin représente pour les personnes fragiles le premier geste de protection contre la grippe. Il doit être renouvelé tous les ans car les virus qui circulent évoluent d’une année sur l’autre. La composition du vaccin est donc adaptée chaque année.

Même s’il ne permet pas toujours d’éviter la maladie, le vaccin réduit significativement le risque de complications graves. Il est pris en charge à 100 % pour les personnes les plus à risque qui reçoivent un bon de prise en charge envoyé par l’Assurance Maladie.

Cette année, il est encore plus facile pour les personnes fragiles de se faire vacciner. Toutes les personnes majeures, qu’elles aient été ou non déjà vaccinées peuvent, sur présentation de leur bon de prise en charge, retirer leur vaccin à la pharmacie et se faire vacciner par le professionnel de leur choix : médecin, sage-femme (pour les femmes enceintes et l’entourage des nourrissons), infirmier et pharmacien dans 4 régions expérimentatrices (2) (sans prescription médicale).

(1) Source : Santé publique France.

(2) Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie.

#MoisSansTabac

#MoisSansTabac

#MoisSansTabac, c’est un défi collectif qui propose à tous les fumeurs d’arrêter pendant un mois avec le soutien de leurs proches.

Pour se préparer au mieux !

Pour mettre toutes les chances de votre côté, préparez-vous en contactant un tabacologue ou un professionnel de santé qui définira avec vous la stratégie d’arrêt la mieux adaptée.

Parce que décider d’arrêter de fumer, c’est déjà très bien, mais s’inscrire à #MoisSansTabac, c’est encore mieux.
Cela vous permettra gratuitement:

De profiter de nos outils : le Kit d’aide à l’arrêt et la valise du participant.

- De nous avoir à vos côtés pour tenir le défi : un accompagnement par mail pour vous préparer et vous aider tout au long du mois.

- Et surtout, de mettre toutes les chances de votre côté grâce aux tabacologues du 39 89*, à l’appli e-coaching et à la communauté Facebook.

*service gratuit + coût de l’appel, du lundi au samedi de 8h à 20h

Ils ont rejoint le mouvement #MoisSansTabac

Rendez-vous sur la page Facebook du mouvement #MoisSansTabac et retrouvez chaque jour les astuces et les conseils de la communauté des participants et des supporters.

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Caractéristiques :

  • un programme d’e-coaching 100% personnalisé
  • des conseils de tabacologues
  • des astuces et des mini-jeux
  • des vidéos de soutien
  • suivi des bénéfices de l’arrêt au quotidien (économies et santé)

 

QU’EST-CE QUE LA GRIPPE ?

QU’EST-CE QUE LA GRIPPE ?

QU’EST-CE QUE LA GRIPPE ?

D’origine virale, la grippe est une infection respiratoire et aiguë. Elle est très contagieuse. Elle revient chaque automne et dure jusqu’au printemps. On parle donc de grippe saisonnière.

Le virus de la grippe appartient à la famille des virus influenzae. Il en existe trois types, comprenant chacun plusieurs souches :

  • le type A est le plus dangereux car il peut se modifier de façon importante et radicale. Il engendre, trois ou quatre fois par siècle, une épidémie mondiale ou pandémie ;
  • le type B est le plus fréquent. Il est responsable d’épidémies ;
  • le type C provoque des symptômes proches du rhume. Il n’est pas source d’épidémie.

Les souches de virus de la grippe en circulation ne sont pas les mêmes d’une année sur l’autre. C’est pourquoi il faut renouveler le vaccin contre la grippe annuellement.

La composition du vaccin contre la grippe pour 2018-2019

Le vaccin contre la grippe a été élaboré en vue d’apporter une protection contre les quatre souches de virus grippaux les plus susceptibles de circuler :

  • les deux souches de virus A (H1N1) et (H3N2),
  • et, pour la première année, les deux souches de virus B.

COMMENT LE VIRUS DE LA GRIPPE SE TRANSMET-IL ?

Quelle que soit la souche du virus de la grippe en circulation, la transmission suit toujours le même processus :

  • une personne contaminée est très contagieuse. L’épidémie de grippe se propage rapidement à travers les gouttelettes de salive porteuses du virus et émises dans l’air lorsque les personnes parlent, toussent ou en éternuent : d’où l’intérêt des « gestes barrière ». Des millions de virus de la grippe se retrouvent alors dans l’air, avant d’être inhalés par d’autres personnes qui seront contaminées à leur tour et deviendront elles-mêmes contagieuses  ;
  • la contamination peut également se faire par le biais des mains et d’objets souillés par des gouttelettes de salive.

GRIPPE 2018 : LES CHIFFRES DE L’HIVER 2017-2018

L’épidémie de grippe a sévi sur tout le territoire métropolitain au cours de l’hiver 2017-2018 et se caractérise par les chiffres suivants :

  • 4 mois d’épidémie de grippe en moyenne,
  • une épidémie qui s’est propagée en quelques semaines sur tout le territoire métropolitain,
  • 2,4 millions de consultations pour syndrome grippal,
  • 75 467 passages aux urgences,
  • 9738 hospitalisations,
  • 2915 cas graves de grippe avec admission en réanimation dont 490 décès,
  • 13 000 décès ont été attribués à la grippe,
  • seulement 45,6% des personnes à risque étaient vaccinées.

COMMENT L’ÉPIDÉMIE DE GRIPPE EST-ELLE SURVEILLÉE ?

En France, la surveillance de la grippe est assurée par l’Agence nationale de santé publique « Santé publique France ». Le dispositif de surveillance est activé début octobre et s’achève mi-avril de l’année suivante.

Des réseaux de médecins généralistes, pédiatres, urgentistes, pharmaciens… participent à la surveillance de la grippe. Ils ont pour mission :

  • de réaliser des prélèvements de nez ou de gorge à certains de leurs patients grippés ;
  • d’envoyer ces prélèvements dans un laboratoire de virologie spécialisé qui vérifie s’il s’agit bien d’une grippe et recherche la souche de virus grippal incriminée ;
  • de faire le décompte du nombre de malades reçus en période d’épidémie, du nombre de jours d’arrêts de travail prescrits, etc.

Chaque semaine, Santé publique France analyse les données épidémiologiques et virologiques issues de la médecine ambulatoire (de ville), des collectivités de personnes âgées et des hôpitaux, ainsi que les données concernant les décès. Des bulletins hebdomadaires, publiés sur son site, permettent de s’informer sur l’étendue de la grippesur le territoire .

« Grippe saisonnière : épidémie ou pandémie ? »

On parle d’épidémie de grippe lorsque le seuil défini par les organismes de surveillance est dépassé.

Toutefois, lorsque la maladie se propage rapidement dans plusieurs régions du monde, il s’agit alors d’une «  de grippe ». Cela se produit lorsqu’une nouvelle souche du virus de la grippe apparaît, le plus souvent suite à la combinaison d’un virus grippal humain avec un virus grippal animal.

 

Un bon petit déjeuner pour des matins boostés !

Un bon petit déjeuner pour des matins boostés !

L’alléchante odeur des tartines grillées… Sous prétexte que c’est la rentrée et que l’on manque de temps le matin, on devrait s’en passer ? Quelle idée ! Le petit déjeuner a tout d’un grand qu’il ne faut pas zapper. On vous dit pourquoi.

Le corps a besoin de carburant pour repartir

Après être resté toute une nuit au repos, le corps a besoin de recharger ses batteries. Une « recharge » d’autant plus importante pour les enfants et les adolescents qui sont en pleine croissance. Pour démarrer correctement la journée, il est donc important de soigner ce premier repas et d’y consacrer un peu de temps.
Un petit déjeuner complet et adapté à toute la famille se compose de : 1 produit céréalier + 1 produit laitier + 1 boisson + éventuellement un fruit.

Quel produit céréalier ? Du pain complet (idéalement) ou des céréales (les moins sucrées de préférence). Les viennoiseries ne sont pas des produits céréaliers. Parce qu’elles sont très grasses et sucrées, les viennoiseries doivent être consommées occasionnellement.
Quel produit laitier ? Du lait (chaud ou froid), un yaourt, un fromage blanc ou encore, pourquoi pas, une part de fromage.
Quel fruit ? Kiwi, orange, banane, pêche, pomme… à chaque saison, votre préférence. En compote sans sucres ajoutés, en jus pressé ou en 100 % pur jus (1 verre maximum), à vous de choisir.
Quelle boisson ? Café, thé, eau ou chocolat chaud ou froid qui compte à la fois comme une boisson et un produit laitier.

Le petit déjeuner permet de limiter le grignotage

Le saviez-vous ? 76 % des Français ressentent, à un moment de la matinée, une sensation de faim, souvent due à la prise d’un petit déjeuner trop léger.* Or la fringale du matin est souvent propice au grignotage…
* Sondage IFOP-ANPP, mars 2011.

Le petit déjeuner aide à se concentrer

Le petit déjeuner doit couvrir à lui seul un quart des besoins énergétiques dont le corps a besoin dans la journée. Il permet d’alimenter en énergie les muscles et le cerveau pour réaliser les tâches quotidiennes, quelles soient mentales ou physiques. Qu’on parte au travail ou qu’on aille à l’école, le petit déjeuner s’avère donc essentiel.

Mes enfants boudent le petit déjeuner ?

Voici quelques astuces :

  • préparer la table du petit déjeuner la veille au soir ;
  • se lever 20 minutes plus tôt pour avoir le temps de manger calmement ;
  • préparer une petite collation à manger sur le chemin de l’école, avec des biscuits secs ou une barre de céréales, un yaourt à boire ou un fruit.
Anti-âge : quels aliments privilégier ?

Anti-âge : quels aliments privilégier ?

Vitamines, minéraux et acides gras essentiels, si l’alimentation est saine et équilibrée, l’assiette regorge de bienfaits antioxydants et constitue le premier bouclier anti-vieillissement de la peau.

«Que ton alimentation soit ton seul médicament». Bien vu Hippocrate. Tout découle en partie de l’assiette. Par tout, comprenez, le capital santé : l’énergie, le poids, l’humeur, la capacité du corps à se défendre contre les agressions extérieures ou encore… la qualité de la peau. Bien sûr nous ne sommes pas tous égaux sur l’autel de la ridule et les fameux «signes du temps» dépendent en partie du patrimoine génétique. Mais l’environnement et le mode de vie influent aussi directement sur le vieillissement cutané. Bonne nouvelle, les nutriments d’une alimentation saine et équilibrée constituent le premier bouclier anti-âge.

Les antioxydants, l’allié jeunesse

On privilégie les nutriments qui contiennent des antioxydants. Ce sont eux qui piègent les «radicaux libres», des substances présentes dans l’organisme qui favorisent le vieillissement des cellules.

Les vitamines

On fait le plein de vitamine E, présente dans les oléagineux (noix, noisettes, amandes), les huiles végétales (huile de tournesol en tête, huile de noix, de colza, de noisettes et l’huile de pépin de raisin), les céréales complètes, les poissons gras mais aussi les graines de tournesol, anti-vieillissement de la peau par excellence. On optimise aussi son apport en vitamine A, qui participe entre autres à la bonne élasticité de la peau. Les principales sources sont les œufs et les produits laitiers. La vitamine A contient également du bêta-carotène, antioxydant présent dans les légumes comme les courges (le potiron par exemple), le panais, mais aussi le rutabaga, ou la carotte.

Autres sources d’antioxydants, les vitamines B5 et B8, qui maintiennent l’hydratation de la peau. La première est présente dans la viande, le jaune d’œuf, les champignons, les légumineuses (lentilles, haricots blancs ou rouges, pois cassés), les céréales complètes, et bien-sûr les fruits et les légumes. La seconde se glane dans le poulet, les fruits et les légumes. Quant à la vitamine C, en plus de remédier à la fatigue et d’armer le corps contre les agressions extérieures, elle participe à la bonne santé des cellules. On fait le plein d’agrumes (clémentines en tête, citrons, oranges) ou encore de kiwis, d’acérola, de pommes et de poires.

Les oligo-éléments

Ces minéraux sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Ils participent à la structure des cellules et des tissus et luttent surtout contre le stress oxydatif qui les altèrent. On privilégie le sélénium, présents dans l’ail, l’oignon, le chou, le poisson, les légumineuses et les œufs. Le cuivre, présent dans les champignons, les fruits de mer, le blé, l’avoine, le soja et le poivre. Le zinc, contenu aussi dans les fruits de mer, les poissons, les viandes rouges et les œufs. Enfin le manganèse, que l’on trouve dans les noix, le blé complet, l’ananas et le riz.

Les vitamines

On fait le plein de vitamine E, présente dans les oléagineux (noix, noisettes, amandes), les huiles végétales (huile de tournesol en tête, huile de noix, de colza, de noisettes et l’huile de pépin de raisin), les céréales complètes, les poissons gras mais aussi les graines de tournesol, antivieillissement de la peau par excellence. On optimise aussi son apport en vitamine A, qui participe entre autres à la bonne élasticité de la peau. Les principales sources sont les œufs et les produits laitiers. La vitamine A contient également du bêta-carotène, antioxydant présent dans les légumes comme les courges (le potiron par exemple), le panais, mais aussi le rutabaga, ou la carotte.

Autres sources d’antioxydants, les vitamines B5 et B8, qui maintiennent l’hydratation de la peau. La première est présente dans la viande, le jaune d’œuf, les champignons, les légumineuses (lentilles, haricots blancs ou rouges, pois cassés), les céréales complètes, et bien-sûr les fruits et les légumes. La seconde se glane dans le poulet, les fruits et les légumes. Quant à la vitamine C, en plus de remédier à la fatigue et d’armer le corps contre les agressions extérieures, elle participe à la bonne santé des cellules. On fait le plein d’agrumes

(clémentines en tête, citrons, oranges) ou encore de kiwis, d’acérola, de pommes et de poires.

Les oligo-éléments

Ces minéraux sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Ils participent à la structure des cellules et des tissus et luttent surtout contre le stress oxydatif qui les altèrent. On privilégie le sélénium, présents dans l’ail, l’oignon, le chou, le poisson, les légumineuses et les œufs. Le cuivre, présent dans les champignons, les fruits de mer, le blé, l’avoine, le soja et le poivre. Le zinc, contenu aussi dans les fruits de mer, les poissons, les viandes rouges et les œufs. Enfin le manganèse, que l’on trouve dans les noix, le blé complet, l’ananas et le riz.

Les acides gras essentiels pour les cellules

Considérés comme les «bons gras», les oméga-3 et 6 sont indispensables car non fabriqués par l’organisme. En plus de favoriser le fonctionnement du cerveau et en particulier des neurones, ils maintiennent l’hydratation de la peau et renforcent la membrane des cellules de la peau. On puise les oméga-3 dans les poissons gras (maquereau, thon, saumon, sardine ou encore le hareng), mais aussi dans les huiles végétales. L’huile de noix, de noisettes, de colza ou de lin sont celles qui en contiennent le plus. Les oméga-6 se puisent dans l’huile d’arachide, l’huile de cameline et l’huile de pépin de raisin. Attention, les deux types d’oméga ayant des effets opposés dans l’organisme, pour bénéficier des bienfaits, les apports doivent être équilibrés pour éviter que les effets ne s’annulent. Mieux vaut en associer deux dans sa cuisine ou les alterner. L’huile de noix est celle qui offre le meilleur équilibre.

Mal de dos, la solution c’est le mouvement

Mal de dos, la solution c’est le mouvement

« Mal de dos », «tour de rein », « lumbago » ou « lombalgie », véritable terme médical, ces mots sont associés pour beaucoup à une douleur aiguë et à la peur de la rechute. Bonne nouvelle, la plupart du temps, le mal de dos guérit spontanément en quelques jours. Et surtout, une solution existe : le mouvement. Autrement dit, le maintien ou la reprise d’une activité physique.

Un mal fréquent, douloureux mais heureusement, ce n’est souvent pas grave

Extrêmement fréquente, la lombalgie concerne presque tous les Français : 84 % de la population a eu, a ou aura une lombalgie ! À l’origine des douleurs, on retrouve le plus souvent des lésions bénignes des muscles ou des ligaments qui assurent le soutien et le fonctionnement de la colonne vertébrale. Ces douleurs sont liées au développement de la sédentarité, car en l’absence d’activité, les muscles se relâchent et ne sont pas assez forts pour jouer leur rôle. À noter en revanche qu’il n’existe aucun lien entre l’intensité de la douleur et la gravité du problème. C’est d’ailleurs pour cela que les examens radiologiques sont souvent inutiles en cas de diagnostic de lombalgie commune (c’est-à-dire due à une cause mécanique).

En cas de mal de dos, il est essentiel de soulager la douleur et de maintenir ou reprendre rapidement une activité physique pour renforcer ses muscles et éviter que d’autres lombalgies ne surviennent.

Mal de dos ? Le bon traitement, c’est le mouvement

Faire un peu, c’est déjà mieux que rien du tout ! Pour le mal de dos, toute augmentation de l’activité physique, même minime, est bénéfique pour la santé et pour entretenir la musculature du dos.

Activité et mouvement ne veulent pas dire sport de haut niveau. Le plus important est de choisir l’activité qui plait et de la pratiquer régulièrement. Qu’il s’agisse de jardinage, de marche ou de vélo pour aller au travail, de préférer les escaliers aux escalators, chaque petit geste compte pour le dos. En parler avec son médecin traitant pourra aider à trouver l’activité la mieux adaptée. L’objectif est de bouger progressivement et d’améliorer régulièrement son niveau d’activité.

Pour en savoir plus sur le mal de dos et sa solution : cliquez ici.

StopBlues, un site et une appli pour prévenir le mal-être

StopBlues, un site et une appli pour prévenir le mal-être

Une équipe Inserm a développé StopBlues, un dispositif numérique pour agir sur le mal-être psychologique qui, s’il n’est pas reconnu, peut conduire à des troubles plus sévères comme la dépression ou le suicide

Un dessin de téléphone avec le logo StopBlues

Chaque année on compte en France 200 000 tentatives de suicide et 10 500 décès par suicide, soit près de trois fois plus que par accidents de la circulation… Sans compter que ces chiffres sont forcément sous-évalués, tant le tabou en la matière est grand. La prévention, elle, reste complexe. « Il y a deux façons d’intervenir pour prévenir le suicide : soit on agit sur toute la population, ce qui permet au final d’atteindre les personnes cibles, soit on agit a posteriori sur la population qui a déjà fait une tentative de suicide. Jusqu’à aujourd’hui les actions se focalisaient sur ce deuxième axe, qu’on appelle la prévention secondaire. Mais rien n’existait pour prendre en charge la souffrance avant qu’une personne ne passe à l’acte« , explique Karine Chevreul, directrice adjointe de l’unité Épidémiologie clinique et évaluation économique appliquées aux populations vulnérables* à Paris. Pour combler le manque de prévention dite « primaire », la chercheuse et ses collègues ont développé une approche originale : StopBlues.

Cet outil de e-santé vise à combattre le mal-être qui, s’il n’est pas reconnu, peut conduire à des troubles plus sévères comme la dépression ou le suicide. Un site Internet et une application mobile permettent d’accéder à tout un ensemble d’informations et d’outils, comme des vidéos sur la dépression, des quiz, des solutions telles que des exercices de relaxation ou de psychologie positive, ainsi qu’une cartographie des ressources locales – médecins, associations… – vers lesquelles se tourner pour se faire prendre en charge.

Combattre le déni

Si les scientifiques ont eu l’idée de se tourner vers ces deux outils numériques aussi bien universels qu’anonymes, c’est avant tout pour dépasser un des principaux obstacles auxquels se heurte la prévention. « Aujourd’hui les personnes en souffrance psychologique sont dans le déni : 80 à 90% des personnes qui se suicident sont allées consulter un médecin, mais pour tout autre chose… Elles n’ont pas osé se confier, observe Karine Chevreul. Ressentir un mal-être ou évoquer le suicide est encore associé à une faiblesse, alors les personnes en souffrance n’en parlent pas, jusqu’au jour décisif… » Pour lutter contre ce déni, StopBlues véhicule l’idée, au travers des explications sur les signes et les causes multiples du mal-être, que celui-ci peut toucher tout le monde et qu’on en est en rien responsable.

Et parce que cette culture de dénigrement du mal-être psychologique ne touche pas que les personnes qui en sont victimes, des informations sont aussi destinées à leurs proches. « Quand une personne qui ne va pas bien se décide enfin à le partager avec sa famille, ses amis, ceux-ci doivent être en mesure de l’accueillir de façon appropriée, notamment pour ne pas entretenir le sentiment de faiblesse et le déni, précise la chercheuse. Sur StopBlues, nous expliquons par exemple comment réagir, quels mots utiliser, comment orienter ses proches vers un médecin… »

Évaluer le mal-être

Les quiz sont au centre du dispositif. Subit-on un mal-être ? Quelle est sa sévérité ? Ces questions sont souvent difficiles à aborder avec un médecin, sans compter que les manifestations variées du mal-être n’aident pas à poser soi-même un diagnostic : selon les individus, le sentiment de malaise peut s’exprimer par l’anxiété, la tristesse, la fatigue, l’irritabilité, les troubles du sommeil, un sentiment d’échec, d’inutilité, de dévalorisation, l’impuissance à trouver des solutions à ses problèmes en passant par des troubles addictifs ou du comportement alimentaire… »Lorsqu’une personne a des doutes sur ce qu’elle ressent, l’auto-évaluation reste possible au travers de questionnaires. Ceux-ci ont été mis au point grâce à l’abondante littérature scientifique disponible en la matière, dont le test PHQ-9, très efficace et qui évalue en seulement neuf questions la présence et la sévérité de la dépression, décrit la spécialiste. C’est également un outil qui permet aux personnes de suivre l’évolution de leur mal-être une fois qu’elles sont prises en charge, car ce test est très sensible au changement. Et constater des améliorations peut se révéler encourageant dans le processus de guérison. »

Les chercheurs n’entendent pas s’arrêter là : « Nous avons également le projet de développer une application spécifiquement dédiée à la prévention du suicide chez les 15-25 ans, pour lesquels les conditions du mal-être ne sont pas les mêmes que dans la population plus âgée, ainsi qu’une application en lien avec les souffrances psychiques liées au travail« , décrit Karine Chevreul.

www.info-depression.fr en savoir plus pour en sortir

www.info-depression.fr en savoir plus pour en sortir

www.info-depression.fr fournit les informations pour distinguer la « déprime » de la vraie dépression, inciter au dialogue, accompagner les proches, connaître les modalités de prise en charge et la variété des intervenants professionnels.

Sites et numéros de téléphone d’écoute et de soutien

SOS Amitié

S.O.S. Amitié offre, à tous ceux qui choisissent d’appeler, la possibilité de mettre des mots sur leur souffrance et, ainsi, de prendre le recul nécessaire pour retrouver le goût de vivre. Le site donne les numéros d’appel de chaque région et offre aussi un service d’écoute web (anonymat, confidentialité et non directivité).

http://www.sos-amitie.org

SOS Dépression

Cette ligne offre une écoute psychologique ponctuelle et une éventuelle orientation par des professionnels, anonyme et sans jugement, 7j/7 et 24h/24.
08 92 70 12 38 (0.33 cts/min)

http://sosdepression.org

SOS Suicide Phénix

Accueil et écoute des personnes confrontées au suicide, 7j/7 de 16h à 20h.
Numéro national : 0825 120 364 (15ct / min) :
Numéro régional Île-de-France : 01 40 44 46 45 (prix d’un appel local)

http://www.sos-suicide-phenix.org

Suicide écoute

Accueil et écoute des personnes confrontées au suicide, 24h/24, 7j/7
01 45 39 40 00 (prix d’un appel local)

http://www.suicide-ecoute.fr/

Écoute-famille

01 42 63 03 03 (prix d’un appel local) : cette ligne d’écoute créée par l’Unafam est destiné aux familles ayant un proche en souffrance psychique. Des psychologues conseillent et orientent les familles.

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Associations

L’Association France Dépression

Association française contre la dépression et la maladie maniaco-dépressive (loi 1901), soutient les personnes dépressives et leur entourage : groupes de parole, permanence téléphonique, conférences, activités conviviales… Ses membres sont des personnes confrontées à la maladie : patients, parents, amis, ou professionnels de la santé (médecins, psychologues, assistantes sociales, infirmiers…).

Plusieurs associations régionales existent, renseignez-vous sur le site web :

http://www.france-depression.org

L’Unafam (Union nationale des amis et familles de malades psychiques)

Les bénévoles des 97 sections départementales accueillent, soutiennent les familles et défendent leurs droits. L’Unafam organise des formations afin d’aider les proches confrontés à la maladie psychique. Des réunions, groupes de parole, conférences-débats, congrès ainsi qu’une revue et des brochures, participent également à cette mission de formation et d’information à laquelle des spécialistes, psychiatres, psychologues, juristes et assistantes sociales apportent leur concours.

Les coordonnées des sections départementales sont disponibles au 01 53 06 30 43 et sur le site web :

http://www.unafam.org

La F.N.A.Psy

Fédération Nationale des Associations d’(ex) patients en psychiatrie qui regroupe actuellement une cinquantaine d’associations. Elle soutient les associations membres et les représente auprès des instances concernées. Elle facilite le développement et l’entraide des associations et aide à leur création. La F.N.A.Psy remplit également une mission d’information vers ses associations membres comme vers le grand public.

Vous trouverez notamment sur leur site les contacts d’une cinquantaine d’associations membres partout en France :

http://www.fnapsy.org/

Le Psy-Com 75

Syndicat interhospitalier qui regroupe les 4 établissements de santé mentale du département de Paris et l’association de santé mentale du 13° arrondissement, afin de mettre en œuvre une politique de communication externe en matière de santé mentale. Son objectif est de mieux faire connaître la réalité des maladies et le dispositif de soins offert par le service public.

Si vous êtes parisien, leur site Internet permet de trouver un lieu où consulter, le secteur dont vous dépendez, les associations locales, les rencontres et conférences…

Pour tout le monde, le site du Psy-Com 75 propose aussi de l’information générale, notamment sur les droits des patients, les traitements, l’organisation des soins…

http://www.psycom75.org

 

Plus spécifiquement pour les enfants et les adolescents

Fil Santé Jeunes

Informations, questions-réponses individualisées, forums, chats dans les domaines de la santé physique, psychologique et sociale des jeunes.

0800 235 236 (appel anonyme et gratuit depuis un poste fixe) : écoute, information et orientation des jeunes dans les domaines de la santé physique, psychologique et sociale. Ouvert 7j/7 de 8h à minuit.

http://www.filsantejeunes.com

Phare Enfants-Parents

0 810 810 987 (prix d’un appel local depuis un poste fixe) : écoute des parents et des enfants en difficulté, prévention du mal-être et de l’autodestruction des jeunes, du lundi au vendredi de 9h30 à 18h.

Site d’information et d’orientation contribuant à combattre le mal-être des jeunes :

http://www.phare.org

Dépression : Mieux la comprendre pour la guérir durablement

Dépression : Mieux la comprendre pour la guérir durablement

La dépression est une maladie qui touche tous les âges, depuis l’enfance jusque très tard dans la vie. Ses nombreux symptômes, parmi lesquels la tristesse ou la perte de plaisir, sont très handicapants et accroissent le risque suicidaire. La maladie peut être soignée efficacement grâce aux médicaments antidépresseurs et à la psychothérapie. Toutefois, le risque de rechute est extrêmement présent et persiste plusieurs années après la rémission. Les chercheurs tentent de comprendre pourquoi certaines personnes sont plus vulnérables que d’autres à la dépression. Au fur et à mesure de leurs découvertes sur les mécanismes de la maladie, de nouvelles pistes thérapeutiques se profilent.

  • 1 personne sur 5 a souffert ou souffrira d’une dépression au cours de sa vie
  • Un facteur de risque de suicide important : 5 à 20% des patients se suicident
  • Des traitements efficaces dans 70% des cas

Comprendre la dépression

Des symptômes clairement identifiés

Le diagnostic de la dépression répond à des critères très précis fixés par l’Organisation mondiale de la santé (CIM-10, en anglais) et l’Association américaine de psychiatrie (DSM-5, en anglais). Il existe neuf symptômes caractéristiques de la dépression. Pour que le diagnostic de dépression puisse être posé, le patient dépressif doit en présenter au moins cinq, presque tous les jours depuis au moins deux semaines, dont obligatoirement l’un des deux premiers de la liste :

  • une tristesse quasi-permanente, avec parfois des pleurs (humeur dépressive) 
  • une perte d’intérêt et du plaisir à l’égard des activités quotidiennes, même celles habituellement plaisantes (anhédonie)
  • un sentiment de dévalorisation et de culpabilité excessif ou inapproprié
  • des idées de mort ou de suicide récurrentes, le sentiment que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue
  • un ralentissement psychomoteur
  • une fatigue (asthénie), souvent dès le matin
  • une perte d’appétit, souvent associée à une perte de poids
  • des troubles du sommeil avec en particulier des insomnies matinales
  • des difficultés attentionnelles, de concentration et de mémorisation

Pour les patients qui présentent entre 5 et 7 symptômes, la dépression est considérée comme légère à modérée. Au-delà de 8, elle est dite sévère. Des échelles d’autoévaluation (évaluation par le patient lui-même) ou d’hétéro-évaluation (par le médecin) permettent d’évaluer plus précisément la sévérité de ces symptômes, comme l’échelle de dépression de Hamilton (HDRS) ou encore l’échelle de dépression de Montgomery et Asberg (MADRS).

Pictogramme dépression, suicideLes rechutes, principal facteur de risque à moyen et long terme

Un premier épisode dépressif peut se résoudre par une rémission spontanée dans les 6 à 12 mois. Mais les épisodes isolés sont assez rares : une première dépression annonce souvent une récidive. Celle-ci intervient dans les cinq années suivantes dans 50 % à 80 % des cas.
Généralement, plus les récidives sont nombreuses, plus la dépression est sévère et le pronostic à long terme compromis. Certains facteurs, par exemple le fait de vivre seul, augmentent le risque de chronicisation de la dépression.
L’objectif du traitement est de réduire les symptômes mais aussi de limiter ce risque de récidive à moyen et long terme.

Pictogramme panneau attentionDe l’isolement au suicide, des complications dramatiques

Les symptômes dépressifs ont des répercussions familiales, sociales et professionnelles. En effet, il peut être difficile pour l’entourage de comprendre et d’accepter qu’un adulte se lève fatigué, pleure sans raison et n’ait envie de rien faire. Côté vie professionnelle, une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), datant de 2014, indique notamment qu’un homme présentant une dépression caractérisée a moins de chance que les autres de conserver son emploi à moyen terme : 82 % versus 93 % à 4 ans.

Selon un rapport de l’Académie de médecine, le risque de tentative de suicide est multiplié par 21 en cas d’épisode dépressif, et par quatre en cas de rémission partielle par rapport à la rémission complète. Au final, entre 5 à 20 % des patients se suicident. La majorité d’entre eux n’ont pas reçu d’antidépresseurs, faute de diagnostic ou de problèmes de suivi. Les personnes sous antidépresseurs au long cours ont un risque suicidaire moindre.

La dépression est en outre associée à une morbidité et une mortalité cardiovasculaire accrue. Elle altère le pronostic des patients présentant ce type d’affections. Elle est d’ailleurs le principal facteur de mortalité après un infarctus du myocarde.

évolutionUne maladie qui touche tous les âges

On estime que près d’une personne sur cinq a souffert ou souffrira d’une dépression au cours de sa vie. Les données de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé indiquent qu’en 2010, 7,5 % des 15-85 ans avaient vécu un épisode dépressif caractérisé au cours des 12 derniers mois, avec une prévalence deux fois plus importante chez les femmes que chez les hommes. Les chiffres varient par tranche d’âge :  6,4 % chez les 15-19 ans, 10,1 % chez les 20-34 ans, 9 % chez les 35-54 ans et 4,4 % entre 55 et 85 ans. Chez les hommes, la prévalence est maximale entre 45 et 54 ans (10,3 %).

La dépression ne concerne pas que les adultes. La prévalence des troubles dépressifs est estimée à entre 2,1 à 3,4 % chez l’enfant et à 14 % chez l’adolescent. Chez ces jeunes patients, le diagnostic est plus difficile à réaliser que chez l’adulte : les manifestations de la dépression varient en effet en fonction du stade de développement, qui modifie les capacités d’introspection et de communication.

Genre et santé, attention aux clichés ! Dépression – animation pédagogique – 1 min 22 (2017)

La dépression post-partum

L’arrivée d’un enfant entraîne souvent chez la mère des émotions excessives, avec des pleurs incontrôlés dans les jours qui suivent la naissance : c’est le baby blues. Les changements hormonaux brutaux et les facteurs émotionnels en sont la cause. La rémission est le plus souvent très rapide. Mais chez certaines femmes, cette humeur persiste et une dépression peut alors s’installer. Plusieurs facteurs accroissent le risque de dépression post-partum : se sentir seule, avoir des difficultés financières ou encore des antécédents de dépression. Cet état peut peser sur la relation précoce entre la mère et son enfant, voire menacer la bonne santé et la sécurité du nourrisson (en cas de difficultés à s’intéresser à l’enfant ou à s’en occuper). Une prise en charge rapide et efficace s’impose.

Buste attentionDes facteurs de risque en cours d’identification

Des situations et des événements de la vie (un décès, une perte d’emploi, une séparation…) sont associés à un risque accru de dépression. C’est aussi le cas de traumatismes précoces, notamment affectifs ou sexuels, survenus au cours l’enfance. Néanmoins, toutes les personnes exposées à ce type d’événements ne développent pas la maladie. De plus, certaines personnes font une dépression sans motif apparent. Il existe donc une susceptibilité individuelle à la dépression.

Cette vulnérabilité est en partie génétique. Ainsi, un individu dont l’un des parents fait une dépression a deux à quatre fois plus de risque d’être lui-même dépressif au cours de sa vie. Certaines variations génétiques associées à cette vulnérabilité ont été identifiées, par exemple au niveau des gènes codant pour le transporteur de la sérotonine (un neurotransmetteur) ou pour un facteur essentiel à la prolifération, la différenciation et la survie des neurones (le BDNF pour Brain-Derived Neurotrophic Factor). Néanmoins, l’impact de ces variations génétiques dépend de l’environnement. On parle d’interaction gène-environnement. Des travaux ont par exemple montré que certains des individus qui développent davantage de dépression et d’idées suicidaires après des stress précoces (menaces, abandon, violences, abus pendant l’enfance) sont ceux qui possèdent des « versions courtes » du gène codant pour le transporteur à la sérotonine.

D’autres mécanismes semblent impliqués. Ainsi, un déficit dans la régulation du système de réponse au stress (l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien) et des anomalies des neurones de l’hippocampe (région du cerveau impliquée dans la cognition et les émotions) sont souvent observés chez les patients sévèrement déprimés. Ces deux phénomènes sont d’ailleurs vraisemblablement liés : l’altération de la réponse au stress conduit à une sécrétion anormalement élevée de cortisol(l’hormone du stress) qui est potentiellement neurotoxique et peut entraîner une désorganisation, voire une dégénérescence neuronale dans l’hippocampe. L’augmentation de la sécrétion de cortisol entraîne en effet une diminution de la production du BDNF (Brain Derived Neurotrophic Factor), un facteur essentiel à la prolifération, la différenciation et la survie des neurones.

Des traitements efficaces dans près de 70 % des cas

L’objectif du traitement de la dépression est la réduction des symptômes et de leurs répercussions dans la vie quotidienne, ainsi que la prévention de récidives ultérieures. Les traitements antidépresseurs et/ou la psychothérapie permettent d’obtenir une guérison dans 67 % des cas, parfois après plusieurs séquences de traitement.

  • Les antidépresseurs
    Les médicaments antidépresseurs ciblent en général les neurones à sérotonine et/ou noradrénaline et/ou dopamine. Ils stimulent la neurotransmission monoaminergique par divers mécanismes. Leur efficacité n’est pas immédiate : l’amélioration des symptômes s’observe le plus souvent après 3 semaines de traitement, parfois plus.
    Ces médicaments doivent être pris régulièrement pendant 6 à 12 semaines pour surmonter la phase aiguë de la dépression. Le traitement doit se prolonger 4 à 9 mois (phase de consolidation) pour en maintenir le bénéfice et réduire le risque de rechute. Lorsqu’un patient en est à son troisième épisode dépressif ou plus, le traitement doit se prolonger pendant plusieurs années pour éviter une nouvelle récidive (on parle de phase d’entretien). Les données varient sur la durée optimale du traitement, qui peut aller jusqu’à 5 ans.
    L’arrêt du traitement avant la durée recommandée par le médecin expose à un risque plus élevé d’échec de guérison, à moyen ou long terme. Cet arrêt doit en outre se faire de manière progressive, habituellement sur une durée de quelques semaines.
    Un premier traitement antidépresseur est efficace dans 40 % des cas. En cas d’échec de deux, voire trois séquences thérapeutiques successives, les chances de succès avec un nouveau traitement chutent à 13 %.
  • La psychothérapie
    La psychothérapie peut être recommandée, seule en cas de dépression légère ou en association avec les antidépresseurs dans les formes plus sévères. Elle peut améliorer les symptômes dépressifs et anxieux, diminuer la fréquence des récidives et même conduire à une rémission durable. La thérapie cognitivo-comportementale a notamment fait la preuve de son efficacité dans la prise en charge de la dépression.
  • L’électroconvulsivothérapie 
    L’électroconvulsivothérapie (électrochocs) a sa place dans le traitement de la dépression sévère, résistante aux antidépresseurs et à la psychothérapie. Elle peut aussi être utilisée en situation d’urgence (risque suicidaire très élevé). Son efficacité est très bonne, avec 80 à 90 % de taux de réponse. Concrètement, lors d’une séance d’électroconvulsivothérapie le patient est placé sous anesthésie générale et un courant électrique est appliqué au niveau de la zone frontale de son cerveau. Deux à trois séances sont réalisées par semaine. L’amélioration des symptômes est rapide, s’observant après quelques séances. Parfois un traitement d’entretien est nécessaire, avec environ une séance par semaine ou tous les 15 jours, voire de façon plus espacée.
  • Stimulation magnétique transcrânienne / Stimulation cérébrale profonde
    La stimulation magnétique transcrânienne (TMS) est une alternative thérapeutique possible pour les personnes souffrant de dépression. L’utilisation de la stimulation cérébrale profonde est en revanche expérimentale et ne s’adresse qu’aux formes très résistantes de la maladie. En France, seule une dizaine de patients souffrant de dépression a été éligible à la stimulation cérébrale profonde. La technique consiste à implanter deux électrodes dans des régions cérébrales profondes (notamment dans le cortex cingulaire antérieur sous-génual ou le striatum ventral). Les modifications électriques de l’activité des neurones ciblés peuvent très significativement réduire la sévérité des symptômes, avec 50 à 60 % de réponse favorable.

Les enjeux de la recherche

Les chercheurs tentent de mieux comprendre la dépression et s’orientent pour cela dans des voies très variées : génétique, anatomique, inflammatoire.

Les observations qui découlent de ces travaux renseignent progressivement sur les mécanismes de la maladie et permettent d’envisager de nouvelles cibles thérapeutiques. Il apparaît ainsi par exemple que la dépression est associée à une élévation du taux de plusieurs facteurs d’inflammation, comme des cytokinesproinflammatoires (interleukine 6, TNF alpha) et la protéine C réactive (CRP). L’implication des neurostéroïdes ou des endocannabinoïdes est aussi à l’étude. Des modifications des concentrations périphériques de certains neurostéroïdes (DHEA, alloprégnanolone…) ou d’endocannabinoïdes (anandamine, 2-AG) ont en effet été observées chez les patients déprimés.

Les chercheurs tentent par ailleurs d’identifier des marqueurs de réponse aux traitements qui permettraient de choisir d’emblée la bonne stratégie thérapeutique pour chaque patient. Des travaux ont par exemple montré qu’une hypoactivité du cortex insulaire (impliqué dans la réponse émotionnelle) est associée à de bonnes chances de rémission par thérapie cognitive mais à une faible réponse aux antidépresseurs. A l’inverse, si cette région corticale est hyperactive les antidépresseurs donneront de meilleurs résultats que la thérapie comportementale. Par ailleurs, des modifications de l’activité fonctionnelle au niveau du cortex orbitofrontal (qui joue un rôle majeur dans la régulation des émotions) semblent également associées à une bonne réponse à certains antidépresseurs. Enfin, l’activité des récepteurs à la sérotonine pourrait aussi constituer un marqueur de réponse aux traitements : les chances de rémission sont en effet plus élevées si ce récepteur fixe fortement la sérotonine au niveau cérébral.

Lutter contre la dépression – interview – vidéo extraite de la plateforme Corpus (2014)

L’identification de marqueurs de vulnérabilité permettant de prédire une rechute après un premier épisode dépressif est un autre champ de recherche. Pour les découvrir, les chercheurs mesurent les concentrations de différents marqueurs associés à la dépression et regardent comment elles évoluent en cas de rémission. Il a ainsi été montré que le taux de monoamine oxydase (impliquée dans la dégradation de la sérotonine, noradrénaline et de la dopamine) mesuré dans le cerveau est associé au risque de rechute : si ce taux reste élevé après une première phase de traitement, cela laisse présager d’une rechute. Le pronostic est meilleur si ce taux diminue. D’autres travaux récents montrent que les personnes qui ont des taux de cortisol (l’hormone du stress) élevés après traitement par antidépresseur sont plus à risque de récidive dans les 2 à 3 ans qui suivent que celles dont les taux sont plus faibles. Des travaux similaires sont actuellement menés sur certains récepteurs de la sérotonine.

Voyage et grossesse, les bons gestes qui peuvent sauver les vacances

Voyage et grossesse, les bons gestes qui peuvent sauver les vacances

Grossesse et vacances agréables ne sont pas incompatibles, mais mieux vaut prendre quelques précautions. Guide pratique.

Sauf avis contraire du corps médical, la grossesse n’empêche pas d’aller crapahuter sur la dune du Pilat ou de faire l’étoile de mer dans les Cyclades. Ceci étant dit, il convient tout de même de prendre quelques précautions pour savourer des vacances dignes de ce nom.

Un check-up avant le départ

Pour bien démarrer ses congés estivaux, «l’idéal est de faire un examen obstétrical avant le voyage, afin de s’assurer de sa tension, de vérifier l’état du col et le cœur du bébé», rappelle Marie Le Bartz, sage-femme acupunctrice. La formalité permettra d’être à l’aise dans ses tongs une fois arrivée sur le lieu de villégiature

Le mode de transport

Quelque soit le moyen de transport, la sage-femme l’assure, aucune durée de voyage n’est à proscrire lorsque l’on est enceinte. L’enjeu est alors d’optimiser son confort et d’adopter quelques réflexes.

L’avion : inutile de rappeler qu’au moment de l’achat des billets, il est fortement conseillé de prendre en compte le terme de sa grossesse et de vérifier ensuite le stade de grossesse maximum auquel ladite compagnie accepte les femmes enceintes. «Tout dépend de la compagnie mais généralement, on ne peut plus prendre l’avion après 32-34 semaines de grossesse, soit après le septième mois», indique la professionnelle.

Mais le terme de grossesse importe moins que les risques de maladie tromboembolique veineuse et de phlébite. «Les veines ont tendance à se dilater en raison des hormones libérées pendant la grossesse. En plein vol, la pression atmosphérique et le manque de mobilité accentue le phénomène», indique la sage-femme. D’où l’importance de porter des bas de contention et de les enfiler dès le matin, au réveil. Parfois, la grossesse est stipulée sur la carte d’embarquement. Si ce n’est pas le cas ou si la grossesse n’est pas très visible, la professionnelle conseille d’informer les hôtesses de l’air de son état en arrivant. En vol, on pense également à se lever toutes les deux heures et à s’hydrater, de l’intérieur comme de l’extérieur.

Le train et la voiture : ces deux moyens de transports ne nécessitent aucune précaution particulière. En train, on se lève et on marche régulièrement. «En voiture, on s’assure que la conduite soit douce et on peut aussi incliner le siège pour plus de confort et éviter que la position n’appuie trop sur le col», conseille Marie Le Bartz.

Le bâteau : une fois encore, aucune précaution n’est à prendre ici. Mieux vaut peut-être attendre que les nausées de début de grossesse soient passées pour emprunter ce moyen de transport. Au risque de passer un trajet très éprouvant.

La destination

À l’étranger : les zones endémiques où sévit le virus Zika sont contre-indiquées. «Celles du paludisme ne le sont pas strictement mais il faut adopter des mesures de protection sur place – produits répulsifs anti-moustiques, dormir sous une moustiquaire, éviter de sortir après le coucher du soleil…», indique la professionnelle.
Il est primordial de toujours informer son médecin de la destination du voyage et de consulter le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Institut de veille sanitaire.

Sur place

Pour bien faire, on conserve son dossier médical sur soi. À l’intérieur ? «Ses prises de sang et autres examens, mais aussi les coordonnées de sa maternité, pour faciliter le fax de documents si besoin», avertit Marie Le Bartz.

En termes d’alimentation, il est indispensable de respecter quelques règles hygiéno-diététiques pour prévenir le risque hépatique. On évite ainsi toute nourriture crue, et on ne boit pas l’eau du robinet. «On préfèrera aussi toujours les boissons en bouteille, ou l’on demandera à ce que l’on nous les serve sans glaçons», ajoute la spécialiste.

Protection solaire et activités

Si l’on ne saurait que trop conseiller à tout voyageur d’emmener son stock de crème solaire sur son lieu de vacances, le conseil vaut d’autant plus pour les femmes enceintes. La sage-femme l’explique : «les hormones de la grossesse développent une hyper photosensibilité lors de l’exposition au soleil, ce qui peut entraîner l’apparition du célèbre « masque de grossesse » (des taches brunes sur le front, les joues et le menton, NDLR). Portez le plus souvent un chapeau et protégez-vous avec un indice 50.»

Concernant les activités pratiquées, seule la plongée sous-marine est interdite aux femmes enceintes et ce dès le début de la grossesse. Pour le reste, il suffit d’éviter les sports au cours desquels on peut chuter ou prendre des coups. Il suffit de s’écouter et d’adapter l’emploi du temps à sa forme. Ainsi, «on opte pour des activités que l’on peut arrêter si l’on sent des tiraillements», illustre Marie Le Bartz. Si l’on est une habituée des randonnées, rien ne nous empêche donc d’en effectuer, tout en s’y prêtant progressivement. Si l’on n’est pas sportive, on mettra en revanche un bémol sur le trek dans les Rocheuses canadiennes.